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Matchs des candidats : finale
 
Les finalistes, Alexander Grischuk et Boris Gelfand
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Photos(23) 


L'Israélien Boris Gelfand remporte la sixième et dernière partie longue de la finale des matchs des candidats contre le Russe Alexander Grischuk et devient le prochain challenger du champion du monde Vischy Anand !

Le vainqueur des matchs des candidats 2011 défiera le champion du monde, l'Indien Viswanathan Anand, dans un match en 12 parties qui aura lieu au cours de la première moitié de 2012. Site de la Fédération Internationale des Échecs

Site officiel avec parties en direct à partir de 13 h 00 heure française. En fait, le site officiel ne propose pas grand-chose, mais il y a quand-même une galerie de photos

Les principaux sites qui retransmettent habituellement les parties en direct ont par contre sorti l'artillerie lourde pour ces matchs de candidats:

  • Yasser Seirawan, Alex Yermolinsky, Larry Christiansen, Joël Benjamin et Loek Van Wely sont présents sur Internet Chess Club
  • Toute l'équipe de Chess-evolution.com composée de Sébastien Feller, Christian Bauer, Arkadij Naiditsch, Etienne Bacrot et Sébastien Mazé commente sur Chessdom.com C'est en tous cas ce qu'a annoncé Chessdom, même si dans les faits ce n'est pas vraiment ça.
  • Sur Playchess.com les commentaires sont de Jan Gustafsson, Sam Collins, Daniel King, Dejan Bojkov et Loek Van Wely, selon les emplois du temps de chacun. 
  • La Fédération Russe des Echecs propose un streaming avec commentaires en russe et même pour iPad & iPhone ! Selon Mark Crowther du site The Week In Chess, les joueurs sont encouragés à parler russe lors des conférences de presse (et non pas anglais), tous les participants étant russophones. On trouve aussi quelques informations et des photos sur le site d'Eugene Surov Chess-news.ru

    Et Alexander Grischuk abandonna...

Les résultats de la finale des matchs des candidats

Nom
Pays
Elo
1
2
3
4
5
6
Score
Alexander Grischuk RUS 2728 ½ ½ ½ ½ ½ 0 2.5
Boris Gelfand
ISR
2733
½ ½ ½ ½ ½ 1 3.5

La finale est prévue en six parties classiques à la cadence de 120 minutes pour les 40 premiers coups, 60 minutes pour les 20 suivants, puis quinze minutes pour le reste de la partie avec un incrément de 30 secondes par coup à partir du coup numéro 61. En cas d'égalité seront jouées quatre parties de 25 minutes avec un incrément de dix secondes par coup, et s'il y a encore égalité, des mini-matches de deux parties blitz de cinq minutes avec un incrément de trois secondes par coup. Un maximum de cinq mini-matches peuvent être joués. Si après dix parties blitz il n'y a aucun gagnant, on recourra au blitz Armageddon avec cinq minutes pour les Blancs et quatre minutes pour les Noirs, avec un incrément de trois secondes à partir du 61e coup, et où les Noirs gagnent si la partie se termine par la nulle.


Communiqué de Silvio Danailov
 
Bonjour à tous, 
 
J'étais personnellement présent à Kazan lors du Tournoi des candidats et voici mes conclusions:
 
Le système actuel au K.O. pour le tournoi des candidats est négatif pour les échecs pour les raisons suivantes:
 
1. Jusqu'à présent, nous avons 27 parties nulles sur 29 à la cadence classique, soit environ 95% (!!). Beaucoup de ces nulles ont été très courtes - 12, 15, 18... coups. Même dans les parties rapides nous avons eu une nulle en 8 (!!!) coups. C'est un honte et un désastre pour l'image du jeu d'échecs et de la FIDE. La question est, pourquoi le WCOC n'a t-il pas proposé les règles de Sofia à temps ? 
 
2. Certains joueurs faisaient nulle rapidement dans le but de décider le match en parties rapides ou en blitz. Mais si nous avons un Championnat du Monde de parties classiques, pourquoi devrions-nous décider des matchs des candidats en blitz ? Sachant très bien, par les expériences passées, que le système au K.O. entraîne et tente les joueurs d'aller aux départages en parties rapides, pourquoi le WCOC l'a t-il recommandé ?
 
3. Les résultats de Kazan en PR sont très pauvres. A part peut-être une exception avec la Russie, il n'y a eu aucun intérêt dans la presse internationale sur cet événement. Cela nuit également aux échecs et à la FIDE.
 
Conclusion: La WCOC, qui est responsable de ce système, a échoué et devrait démissionner immédiatement. Le PB de la FIDE devrait nommer de nouveaux WCOC lors de la prochaine réunion à Al Ain, afin d'éviter que se reproduisent les incidents mentionnés et améliorer la situation pour l'avenir.
 
Cordialement,
 
Silvio Danailov
 
Président de l'ECU
Source : http://danailov-for-president.com
 
Alexander Grischuk

Le résumé de la sixième partie

On ne l'attendait plus, mais là voilà, la défense Grünfeld. Boris Gelfand délaisse l'Anglaise pour la dernière partie en cadence classique et permet à Alexander Grischuk de jouer l'ouverture d'un de ses secondants, Peter Svidler, sans doute l'expert mondial de cette défense. Boris s'est orienté vers un système avec fianchetto par 4.g3 et Alexander a répondu par 4...d5, la décision la plus courageuse. Etait aussi possible 4...c6, un coup moins ambitieux, mais plus solide. La nouveauté de Gelfand n'a pas tardé et est apparue sous les traits de 13.b3, alors que 13.Td1 a été joué trois fois et 13.Cd2 une seule fois. Frédéric Friedel en profite pour faire de l'humour sur Playchess en demandant si les joueurs jouent encore ou si la partie est déjà nulle. Comme si cela ne suffisait pas, il donne un lien vers une vidéo où quelqu'un a filmé son plafond pendant 11 minutes et où, évidemment, il ne se passe rien... 

13...a4 est logique, 14.Tb1 l'est tout autant, l'échange en b3 aussi, c'est donc après 15.axb3 que Grischuk fit le point de la situation, avant de poursuivre par 15...Dc8. Temps : 1 h 53 - 0 h 53. Avec 16...Ta5 Grischuk peut envisager de transférer cette Tour sur l'aile-roi et, pour la première fois, Gelfand se met à réfléchir... longuement... 49 minutes exactement, avant de jouer 17.Td1. 10 minutes plus tard, Grischuk continua par le cohérent 17...Th5 et Gelfand répliqua sans attendre 18.Ch4. 1 h 02 - 0 h 40. 18...Ff6 était normal et attendu (même si cela prit 9 minutes supplémentaires au Russe), et des idées de combinaison sur le Cavalier en h4 commençaient à prendre forme. 19.f4 semble être un coup clé dans la position, mettant à l'épreuve la pression noire sur h4. 1 h 00 - 0 h 30. 19...Td8 repoussait une décision sur h4, et après 20.Df2 Grischuk se décida à prendre par 20...Fxh4?!, même si donner le Fou des cases noires pour un Cavalier au bord ne semble pas la plus brillante des idées. Après 21. gxh4 Cd5 le temps devenait un facteur important de la partie: 0 h 53 - 0 h 19. La position de Boris Gelfand devenait agréable avec son centre de pions mobiles. Après 22.Cxd5 Thxd5, l'Israélien ne prit pas la qualité par 23.Fxd5, sinon qu'il joua 23.Fb2. Suite à 23...Tb5 (0 h 38 - 0 h 14), le centre de pions de Boris se mit en branle après 24.De2! Th5 25.e4! et Iossif Dorfman jugeait déjà Grischuk perdant ! Si 25...Fxb3 s'emparait d'un pion, 26.Tdc1 Ca5 laissait Grischuk en mauvaise posture et seulement 6 minutes au compteur. 28.Fe5 n'était pas le seul bon coup dans la position, 28.Db5! était semble-t-il encore plus fort, mais l'avantage blanc était clair et net !  30.Fb1?! n'était pas le meilleur, mais Gelfand commençait aussi à manquer de temps et jouait le plus pratique. 30...Tc5?! non plus n'était pas très précis, mais avec 3 minutes et quelques secondes, même Grischuk ne pouvait pas jouer au mieux. L'avantage blanc était alors décisif et Boris Gelfand pouvait déjà se préparer à endosser le costume de challenger du champion du monde, Vischy Anand ! La fin de la partie fut imprécise de part et d'autre: 32.Db5?! Dc7? mais la victoire était là, toute proche et 33...Cxc6? scellait pratiquement la fin. 34...Cd4 sera la dernière faute et après 35.Dc4+ Grischuk abandonna !

Après la partie, Boris Gelfand a déclaré: « Lors des Jeux olympiques de Khanty-Mansiysk les Noirs avaient remporté une victoire écrasante avec cette ouverture et avec Maxim Rodshtein et Alexander Huzman nous avons exploré cette ligne. Je me suis souvenu que 11...Fg4 était une ruse pour attirer un pion sur h3, ce qui semble une absurdité puisque les Noirs gagnent un temps ensuite par ...Dc8. Et il semble que nous avons trouvé un antidote avec 13.b3. »

Alexander Grischuk, quant à lui, a dit: « Je n'ai pas honte d'avoir perdu cette partie. Boris a joué avec brio et je l'en félicite de tout mon cœur. » et joignant le geste à la parole, il a serré la main de son adversaire. « La seule chose est que j'ai un peu surestimé la position: je pensais que tout était en ordre, et même à un moment j'ai proposé nulle, alors que probablement la position est déjà perdante. Là j'ai un peu honte, mais je ne comprends pas, je pensais que la position n'était pas claire. »

Boris Gelfand et Alexander Grischuk. Partie N°6


Le résumé de la cinquième partie

Sur 28 parties (des 30 prévues), à la cadence classique, ces matchs des candidats n'ont enregistré que 2 gains. 2 victoires avec les pièces noires. Si personne ne doute de la tension que les joueurs subissent, ni même de la qualité (théorique) des parties, il semble cependant que trop d'enjeu tue l'enjeu. Evidemment, avec le recul, la majorité des commentateurs et des amateurs aurait souhaité l'application des règles de Sofia (interdiction de proposer le partage du point), mais «on ne change pas de cheval au milieu du gué.».

Alexander Grischuk non plus ne change pas d'ouverture et propose à nouveau un Gambit Dame avec 5.Ff4 à Boris Gelfand. Le nouveauté est arrivée assez rapidement, puisque le Russe a joué 8.Fe2, au lieu de l'habituel 8.Fd3 déjà vu dans ces matchs des candidats dans les parties entre Radjabov et Kramnik.

Après 12.Dd2 la question qui se posait était: 12...e5 était-il jouable tout de suite ? Une variante donnée par Sergey Shipov: 13.Te1! e4 14.Cxe4 dxe4 15.Fc4+ Rh8 16.Txe4 avec deux pions pour la pièce et une forte pression centrale. Si dans la troisième partie Boris avait surpris son adversaire avec une nouveauté informatique éprouvée, aujourd'hui c'est Alexander qui le surprend. 1 h 48 à 1 h 00, après la réponse 12...Tf7 que personne n'attendait, même pas Grischuk. 13...Cf8 apportait l'explication du coup précédent.  1 h 23 - 0 h 47, mais la balance commençait à pencher en faveur des Blancs. Selon le GM Romain Edouard:  « Si les Noirs ont joué ...f6, mais ne jouent pas ensuite ...e5, alors ...f6 est très moche. » 

Toujours est-il que cette partie illustre assez bien les avantages de s'être laissé doubler les pions en ayant permis l'échange d'une pièce en f4. La mainmise sur la case e5 est énorme.

Si Grischuk consomma plus de 25 minutes pour jouer 15.g3, la réponse de Gelfand fusa immédiatement, 15...Tae8. Puis la partie s'accéléra et les coups suivants arrivèrent très vite: 16.Te3 Fd8 17.Tfe1, avec une pression phénoménale sur la colonne 'e'. 17...Db8 montrait clairement les intentions de Gelfand de poursuivre par Fc7, toujours avec l'idée de se libérer par la poussée ...e5. Par 18.Ca4 Grishuk espère sans doute transférer son Cavalier en d3, même si alors il semble qu'il soit en retard pour empêcher ...e5. Ou alors les Blancs vont jouer Dc3 pour augmenter la pression sur la case e5. 

Les manoeuvres ont continué, remettant les joueurs à égalité de temps: 0 h 32 - 0 h 32 après 20...Td8, qui laissait entrevoir le replacement du Fd7 en g6. Une idée que Grischuk empêcha immédiatement par 21.Ff5 mais pas seulement. Le Russe libérait ainsi la case d3 pour le Cavalier b2, qui allait ajouter une nouvelle pression sur la case e5. Sans oublier, plus tard, la possibilité des Blancs de jouer f4-f5 ! 21...Tf7 obligeait le Fou à reculer en d3 ou en c2, avec, peut-être, une répétition des coups. Pourtant Grischuk joua 22.Fg4?! et la poussée 22...e5, objet de toutes les attentions, arriva ! Les coups suivants étaient forcés: 23.Fxd7 exf4! 24.Fe8 fxe3 25.Dxe3 (25.Fxf7+ était aussi possible), 25...Cg6!? (25...Te8 avec égalité) 26.Fxf7+ Rxf7 27.De6+ Rf8 (Temps: 0 h 15 - 0 h 18) avec une position approximativement égalisée. Si 28.Dh3 semblait menacer le pion h7, 28...Dc8! prouvait que le pion restait imprenable, puisque si 29.Dxh7? Rf7 et la menace 30...Th8 coûterait la qualité à Grischuk. Finalement le Russe échangea les Dames en c8 et la position était égale.

Sans doute sensibles aux critiques émises un peu partout sur Internet, les joueurs ont continué la partie jusqu'au 39e coup avant de convenir de la nulle.

Au sujet des règles de Sofia (après la quatrième partie)

Boris Gelfand: Ca dépend de la façon dont cette règle est appliquée. Si c'est comment à Sofia, où dans une finale de Fous de couleur opposée et 4 pions contre 3, les joueurs ont été forcés de jouer, c'est la folie. Je crois que forcer les joueurs à jouer des coups ou inventer une triple répétition est une insulte au jeu d'échecs. Et jouer une position égale, sans plan de gain, seulement dans l'espoir que l'adversaire se trompe est ridicule.
 
Alexander Grischuk: Je n'ai rien contre les règles de Sofia, si vraiment elles ne se réduisent pas à une absurdité. Mais j'ai déjà répondu à cette question lors de mon match contre Kramnik, je ne veux pas recommencer ce débat.

Extrait de l'interview donnée par les joueurs après la cinquième partie

Alexander Grischuk : Ce fut une partie intéressante, les Blancs avait un grand avantage d'espace, mais les Noirs avait plusieurs voies pour percer, par e6-e5 bien sûr, mais aussi, parfois, en sacrifiant le Fou sur f4. Je n'ai sans doute pas joué de la manière la plus précise et j'ai laissé les Noirs jouer ce e6-e5, après mon avantage n'était plus que symbolique. 
 
Boris Gelfand : J'ai eu une position un peu passive, mais j'ai manoeuvré toutes mes pièces sur leur meilleure case possible, les Noirs ont alors réussi à pousser e6-e5 et les problèmes principaux ont disparu. Je dois encore jouer avec précision bien sûr, comme avec ...Dc8.


Le résumé de la quatrième partie

Après le jour de repos les joueurs entament la dernière ligne droite, pour ce qui concerne les parties longues tout du moins. Boris Gelfand aura deux fois les Blancs dans les trois dernières parties. Un avantage non négligeable si l'Israélien réussi à placer des idées nouvelles, comme ce fut le cas avec le maintenant fameux 9...b5!. 
Ceci-dit, il ne faut pas oublier que Alexander Grischuk aurait très bien pu l'emporter dans les deux premiers duels. Même si elle fut très courte, la troisième partie a son importance sur l'ensemble du match. Boris Gelfand a ainsi démontré qu'il n'était pas inférieur dans la préparation, comme aurait pu le laisser penser les parties 1 et 2. Et enfin, n'oublions pas que Alexander Grischuk joue sur ses terres, et la Russie veut un challenger Russe. 
Rappelons aussi le commentaire de Zurab Azmaiparashvili pendant le quart de finale : Zurab a immédiatement attiré l'attention sur le fait que 2012 n'excluait pas un match pour le titre de champion du monde d'échecs entre deux joueurs de plus de quarante ans: Anand est maintenant âgé de 41 ans et Gelfand 42. « Il semble que nous sommes de retour au XIXe siècle » a déclaré le grand-maître géorgien. « D'un point de vue commercial la FIDE préfèrerait voir Grischuk gagner le match final des candidats. » a-t-il ajouté.

Pour une raison technique la partie a débuté à 13 h 30 au lieu de 13 h 00. 
Nous partageons l'opinion du GM Sergey Shipov, lorsqu'il écrit: « Je suis certain que Gelfand n'a pas envie d'aller jusqu'au tie-break. Nous savions déjà que Grischuk était très fort en parties rapides, mais à Kazan le Moscovite a renforcé cette réputation avec des victoires contre les favoris, surtout dans les blitz. Par conséquent, Boris Gelfand doit faire la différence dans les parties classiques. On peut s'attendre à une sérieuse préparation de Boris et son état-major. »

La partie anglaise de Gelfand est arrivée avec une modification dans l'ordre des coups, 6.d3, au lieu du plus rare 6.a3 joué dans la deuxième partie de cette finale. Un simple détail ? Sans doute, mais Grischuk doit découvrir la raison de ce détail, deviner où veut en venir Gelfand et, si possible, éviter de suivre le chemin balisé par son adversaire. D'où les 18 minutes utilisées par le Russe avant de continuer par 6...Cge7. Gelfand répondit à tempo 7.a3 et Grischuk reprit ses réflexions. Temps: 1 h 57 - 1 h 31 après 7...d6 

Rappelons l'information donnée par Grischuk dans une conférence de presse: « Je pense qu'il y a des gens qui sont des sprinters et d'autres qui sont des marathoniens. Pour certaines personnes il est plus facile de maintenir une même concentration à un niveau plus ou moins élevé pendant les quatre ou cinq heures d'une partie, alors que pour d'autres il est plus facile de rester concentrés une demi-heure, une heure - mais avec une concentration maximale. Peut-être que c'est une des raisons de mon retard au temps. »
Ce qui peut expliquer pourquoi Gelfand cherche à faire réfléchir Grischuk dès le début de la partie. D'ailleurs, c'est sans doute dans cet esprit que Gelfand poursuivit par le très rare 8.Cd2. 

A ce petit jeu des transpositions alambiquées il faut bien évidemment éviter de rester finalement avec une mauvaise position. L'effet de surprise c'est bien, mais une bonne position c'est mieux. 8...0-0 9.Tb1 h6. Temps: 1 h 55 - 1 h 05. 9...a5 aurait sorti 17 parties des bases, dont une d'Anthony Wirig avec les Blancs. 9...h6 étant mal connu, ce fut alors au tour de Gelfand de réfléchir et 10.0-0 arriva après 35 minutes ! Etrangement, il restait encore une partie dans les bases de données qui avait continué par 13.f4?! et qui s'était mal terminée pour les Blancs. 0-1 en 31 coups. Boden,D-Schinkowski,C (2115), Kiel 2002. Gelfand ne commit pas la même erreur et joua 13.Cc3, toujours à la recherche de la case d5. 

15...Tb8 laissait Grischuk avec 36 minutes, pour une heure à son adversaire. Calme en apparence, la position recelait de quelques poussées telles que b4, ....b5, voire ...f5 qui, à tout moment, pouvait «mettre le feu» ! 16...h5, alors que nous attentions le simple 16...Rh7, coûta 9 minutes à Grischuk. 0 h 46 - 0 h 27. La position, déjà pratiquement symétrique, vit alors apparaître des coups symétriques ! 17.Fh6 - Fh3. En jouant 18.Te1 Boris Gelfand proposa de partager le point, ce qui fut accepté. 

Extrait de l'interview donnée par les joueurs après la quatrième partie

Boris Gelfand: Aujourd'hui j'ai répété la même ouverture que dans la deuxième partie du match, mais j'ai joué une ligne plus sûre et subtile avec d3, au lieu de a3 et b4, qui avait conduit à un déséquilibre important. C'était une position très délicate avec beaucoup de subtilités et nous avons utilisé beaucoup de temps dans l'ouverture. Les Noirs ont réussi à neutraliser la pression blanche et il était difficile de trouver une ligne ou une idée pour avoir des raisons de jouer pour le gain. La position était alors égale et j'ai proposé nulle.
 
Alexander Grischuk: J'ai dû jouer un ordre de coups très délicat et avec du venin. Il y avait beaucoup de subtilités et de nuances dans la position, mais je pense que j'ai résolu tous ces problèmes à la fin. Quand nous allions échanger les quatres Fous la position est complètement égale et nous avons convenu de la nulle.

Lu sur Chessbase
Le grand-maître iranien Elshan Moradiabadi, qui devait commenter la quatrième partie pour le site de Chessbase, a déclaré: « J'ai pris ma décision. Je ne vais pas commenter sur Chessbase à moins que les parties soient jouées selon les règles de Sofia. » Très insatisfait des deux dernières parties, il a ajouté: « Le match est décevant (disgusting). Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles les échecs perdent leurs sponsors.  Avez-vous jamais vu une manifestation sportive qui se termine au moment précis où la tension est à son paroxysme ? » Et Chessbase ajoute: Bien sûr, il n'y a pas grand-chose à ajouter, sinon que ce ne sont pas seulement les sponsors qui s'en vont, mais les amateurs aussi se détournent.
Boris Gelfand et Alexander Grischuk, nulle en 18 coups, partie N°4

Extrait de l'interview donnée par les joueurs après la troisième partie:

Alexander Grischuk: Il y a un dicton qui dit « Dieu a créé les hommes différents, mais 'Colt' les a rendus égaux. » Je pense qu'on peut dire plus ou moins la même chose du Gambit Dame.

Ce fut mon neuvième Gambit Dame ici à Kazan. Que puis-je dire? 9...b5 est une nouveauté très intéressante. Inattendue aussi, après tout le pion est attaqué deux fois. Cependant, ce n'est pas étonnant qu'il y ait une telle possibilité. Après tout, les Blancs ont donné un Fou pour un Cavalier et la Dame a commencé à sauter un peu partout: 7.Db3, 8.Dxc4. Ce n'était pas une grande surprise pour moi.

Je pense que Boris a joué un coup précis, 13...a5, sinon les Noirs pouvaient avoir des problèmes. Et dans la position finale les Noirs ont une forte initiative pour le pion, plus que suffisante pour une nulle.

Boris Gelfand : Les Noirs ont obtenu une compensation intégrale pour le pion. Il me semble que les Blancs ont joué correctement, ce qui pose certains problèmes, mais 13...a5, à mon avis, est un coup précis qui égalise tout. Et dans la position finale les deux camps ne peuvent essayer de jouer pour le gain: la pression sur les lignes ouvertes et le Fou des cases noires compensent le pion, mais les Noirs ne peuvent pas obtenir plus, et les Blancs aussi ont joué avec précision.

[NDLR: Il peut être utile de préciser que pendant le direct le coup 13...a5 a été unanimement critiqué par les commentateurs.]

Boris Gelfand. Partie N°3

Le résumé de la troisième partie
Après deux parties, Alexander Grischuk mène sans contestation possible aux points. Le Russe aurait deux victoires à son compteur que ça n'étonnerait personne. Et il a fallu un Boris Gelfand au top de sa forme pour sauver les demi-points. 
Il y a un an, en réponse à des questions de lecteurs, Boris Gelfand a raconté une petite histoire : « Il y a environ huit ans, Alexander Grischuk m'a dit deux choses: "Comment ne comprenez-vous pas que 1.e4 est plus fort que 1.d4 ? Pourquoi jouez-vous 1.d4 ?" Et la deuxième: "La Najdorf ça perd. Il s'agit d'une ouverture 'viciée'". Et maintenant Grischuk joue surtout 1.d4 et la Sicilienne Najdorf. Alors que moi, depuis un certain temps, peut-être sous son influence, je suis retourné à 1.e4, que j'ai joué toute mon enfance. »
Il y a peu de chance de voir Grischuk jouer 1.e4 dans cette finale des matchs des candidats, surtout avec les résultats de Gelfand avec la Sicilienne: 4 nulles et 2 gains ! Nous devrions donc revoir, dans cette troisième partie, un Gambit de la Dame... Quelle surprise aura cette fois concoctée Grischuk ? Gelfand va-t-il à nouveau subir ?

Le petit jeu de l'ouverture a très vite pris une tournure imprévue. Grischuk a démarré par un Gambit dame avec 5.Fg5, puis a embrayé avec le peu joué 7.Db3, avant de placer ce qui devait être "la" surprise, 9.g3. Une seule partie dans les bases, Uhlmann,W (2505)-Hjartarson,J (2415)/Leningrad 1984, ½-½ (84). Oui, mais voilà, c'était sans compter sur 9...b5! joué à tempo par Gelfand ! L'arroseur arrosé, tel est pris qui croyait prendre, bref, Gelfand était fin prêt ! Bien entendu 9...b5! est une nouveauté qui donne un pion, mais le moteur d'analyses Houdini 1.5 aime beaucoup l'idée ! Aussitôt son coup joué, l'Israélien se leva laissant son adversaire plonger dans une longue réflexion... Grischuk allait avoir besoin de temps pour pénétrer une position que son adversaire avait étudié en détail sur son ordinateur. Il lui faudra 45 minutes pour se décider à prendre le pion par 10.Dxb5. 1 h 09 - 1 h 55. Puis, un peu étonnant, ce fut au tour de Gelfand de se mettre à réfléchir. Pourtant, l'Israélien était évidemment encore dans sa préparation. Gelfand se décida donc pour le direct 11...c5 (11...Tb8 était aussi possible). 1 h 09 - 1 h 34. Après 13.Da4 joué assez rapidement par les Blancs, Gelfand reprit une nouvelle respiration avant de jouer 13...a5 (1 h 02 - 1 h 06) alors que nous imaginions des coups plus concrets, comme attaquer la Dame blanche par exemple. Et là, ce que nous attendions le moins arriva. Grischuk joua 14.dxc5 et proposa nulle... acceptée par Gelfand, mais qui nous laissa tous sur notre faim ! 

Sergey Shipov écrivait juste après la partie: « J'admire l'ampleur et la profondeur de la préparation dans les ouvertures des joueurs. Grischuk a choisi une suite très rare, qui est l'une des centaines de possibilités de jouer le Gambit Dame, mais Gelfand était là à l'attendre avec un coup nouveau et puissant, comme ce serait le cas pour les autres lignes. Vous pouvez donc imaginer le travail qui a été fait... et ses fruits. » Source www.chessintranslation.com

Demain est le seul jour de repos de cette finale. Rendez-vous lundi 23 mai à partir de 13 h 00 pour la quatrième partie. Alexander Grischuk devrait avoir changé de chemise d'ici-là :)

Alexander Grischuk, ou l'arroseur arrosé. Partie N°3

Alexander Grischuk. Partie N°2
Boris Gelfand. Partie N°2

Le résumé de la deuxième partie
La première victoire en partie classique de Boris Gelfand sur Alexander Grischuk remonte au Championnat de Russie à Sotchi, en 2004, sur une défense Tarrasch que Grischuk ne joue plus. Et la seconde victoire de l'Israélien date de la Coupe du Monde FIDE en 2005, sur une Ouest-Indienne mal négociée dans l'ouverture par Grischuk. Depuis, Gelfand joue souvent la partie Catalane. Grischuk pourrait aussi orienter le jeu vers une Est-Indienne, même si cela semble peu probable.
Finalement Gelfand s'est décidé pour une ouverture anglaise. Un début souple où les deux joueurs ont placé un Fou en fianchetto sur l'aile-roi. 9.Cg5 est la nouveauté préparée par Gelfand, mais une nouveauté qui n'a absolument pas surpris Grischuk, puisque le Russe a répondu pratiquement à tempo 9...Cc7. Habituellement calme, le début Anglais s'est rapidement transformé en une suite de «seuls coups» ! Au 14e, Gelfand était confronté à un choix critique: échanger 2 Cavaliers + 1 Tour contre la Dame noire par 14.Ff6, ou se contenter de 14.Cxc3. 5 ou 6 minutes ont suffit pour se décider pour 14.Cxc3.  La position est très compliquée avec un Roi en f1 et l'autre dans les courants d'air. 
Voici ce qu'écrit Sergey Shipov après 20...Df8 : « C'est précisément la position qui a dû être analysée par les équipes de Grischuk et Gelfand dans leur préparation à domicile. Ici vous ne pouvez pas faire entièrement confiance dans l'ordinateur, comme c'est souvent le cas avec un matériel non-standard. Prendre en h8 n'est pas forcément bon. Le Fou en e5 est très fort et l'initiative blanche aussi est forte. Si Gelfand peut mettre sa Tour h1 en jeu et ouvrir des lignes au centre... mais tous ça ce sont des rêves. » 
Gelfand ne prit pas en h8, joua 21.Dc1 faisant pression sur le pion c6, Grischuk ne défendit pas sa Tour en h8 et joua 21...Fd7, avant que Gelfand, finalement, prenne la Tour h8. 
23.De3+
joué très vite n'a pas eu les faveurs des commentateurs, qui ont vu l'initiative blanche s'évaporée. Même si mathématiquement le matériel est égal: 2 Tours et 6 pions contre Fou+Cavalier+Tour et 5 pions, après l'échange des Dames une Tour blanche était toujours en h1, le pion blanc en b4 restait faible, et le Roi noir se retrouvait déjà centralisé. La position noire était donc préférable après 28...Dxf4. Temps: 0 h 35 - 0 h 26. 
Avec 31.f3 Gelfand doit ouvrir des lignes - que ce soit par e4 ou par g4 - en poussant ses pions s'il ne veut pas se retrouver étouffé. 23.De3 méritait vraiment un ?!. Finalement, Gelfand réalisera les deux coups de pion: 33.e4 et 34.g4. Il restait à ce moment-là 11 minutes à chaque joueur et tout allait se jouer dans les prochains coups !
Après 37... a5 «prématuré» selon Shipov, 38.Txh5 a4, les deux camps possédaient un pion passé ! A peine le contrôle du temps atteint, Boris Gelfand joua 41.T5c4?! alors que 41.Ta5 semblait être le bon coup. Certains commentateurs s'étonnaient de ce coup joué trop vite. Et surtout, pourquoi pas «comme à l'école», la Tour derrière le pion passé ? En revanche, Alexander Grischuk prit son temps avant de répliquer par le coup juste: 41...c5! et consomma plus de trente minutes pour jouer 42...Tb2. Ceci-dit, il fallait ici calculer les possibilités de pion blanc passé en h5. 0 h 53 - 0 h 26. Nouvelle pause de Grischuk après le coup pratiquement forcé 43.Th1, sinon c'est la Tour noire qui prendrait possession de la colonne "h". 43...Cd4+ 0 h 53 - 0 h 14' 58". Et puis Grischuk abandonna son pion passé sur la colonne 'a' pour tenter de gagner une qualité grâce à un réseau de mat. Gelfand ne rentra dans la variante la plus évidente, joua 45.e5+ puis donna la qualité sur le Fou en d5. La position était maintenant approximativement égale, même si les Blancs n'avaient qu'un pion pour un Cavalier. De plus, Grischuk n'avait plus de temps, à peine 3 minutes après 49...Ce6+. La finale de Tours et un pion chacun s'est achevée par la nulle. A nouveau une belle partie, très technique, même si c'est Boris Gelfand qui endosse à chaque fois le rôle du défenseur ! 

Boris Gelfand & Alexander Grischuk. Partie N° 2.
Alexander Grischuk. Partie N°1
Boris Gelfand. Partie N°1


Le résumé de la première partie
Alexander Grischuk a les Blancs contre Boris Gelfand. On ne change pas une ouverture qui ne perd pas, et Grischuk propose à nouveau un Gambit Dame avec 5.Ff4. Cependant, ce Gambit dame arrive avec une petite, mais précoce surprise: 6.Tc1!? Un coup très rarement joué à ce moment de la partie, au lieu du classique 6.e3.
Quelques minutes de réflexion pour Gelfand avant de continuer, mais la surprise n'est pas si énorme que ça, Grischuk ayant déjà joué cet ordre des coups en 2010 contre Ivanchuk. Grischuk avait alors joué 9.cxd5, mais aujourd'hui il reprend le coup 9.a3 déjà utilisé à plusieurs reprises par Kasparov, Bacrot, Kramnik, Anand, etc. 
D'ailleurs, Boris Gelfand avait déjà retrouvé ses marques et jouait rapidement. Après 13.Cb5 il ne restait plus qu'une seule partie dans les bases de données: Nielsen,P (2628)-Beliavsky,A (2667), Malmo Copenhagen, 2004, 1-0 en 56 coups. Alors, la surprise 6.Tc1 avait-elle déjà fait pschitt ? En fait, pas vraiment puisqu'après 14.Fg5 Boris Gelfand doit trouver une amélioration sur la partie Nielsen-Beliavsky où 14...e4 avait mené à la défaite. 14...a5 et 14...Dd7 analysés à l'époque par Dautov ne sont pas satisfaisants non plus. 
La situation à la pendule n'est pas habituelle pour Grischuk: 1 h 44 - 1 h 02. Il semble que sa préparation ouverture a frappé dans le mille ! Alors que les deux jours de repos n'ont pas suffit à Gelfand pour analyser toutes les ramifications du Gambit de la Dame. Finalement Gelfand se décidera pour l'expérimental 14...Te8. Les temps s'équilibrait 0 h 58 - 0 h 54, la variante qui découlait de 14...Te8 était plus ou moins forcée jusqu'à 18...Txd4+, avec une position où les perspectives blanches semblent meilleures. Si les Noirs prennent en g2 le Fou blanc sur la grande diagonale tapera sur le pion b7. Sans oublier la majorité de pions blancs sur l'aile-dame. Une statistique: Grischuk mène contre Gelfand six victoires à quatre (en parties classiques), dont deux avec les pièces noires pour Gelfand contre une pour Grischuk, et treize nulles.
Grischuk joua finalement 19.Rc3 (il avait le choix de jouer aussi 19.Re3) : 0 h 43 - 0 h 52. Les coups suivants étaient normaux et après 24...Td8 0 h 21 - 0 h 44,  la finale Tour+Fou de même couleur et 4 pions, avait une bonne tête de nulle, malgré un Roi blanc mieux positionné pour épauler la majorité de pions 2 contre 1. D'ailleurs, le Roi blanc se mit en marche immédiatement par 25.Rc3. Le Roi noir aussi s'approchait du lieu de l'action, mais devait prendre garde à ne pas permettre l'échange de la Tour. Echanger les Fous serait en revanche une bonne idée, mais Grischuk l'éviterait bien entendu. 28.a5 Rd8 0 h 06' 54" - 0 h 26. Après 29.b6, le seul coup était 29...Fc8! et 30.Fxc8 aussi pour ne pas commencer à être moins bien. 3' 49" pour Grischuk pour 10 coups, alors qu'il restait 20 minutes à Gelfand après son 30e coup. Grischuk gagnera quand-même un pion et la finale de Tours exigeait de rester très précis. Le 40e coup effectué, avec plus que 6 pièces sur l'échiquier, les commentateurs se ruèrent sur les bases des finales. Verdict: nulle ! Il restait à jouer comme une machine... Grischuk dépensa beaucoup de temps à tenter d'obtenir plus que ce demi-point. 42.Tg6+ força Gelfand à calculer jusqu'au bout. La partie fut déclarée nulle au 49e coup. Un premier duel intéressant dans lequel Alexander Grischuk non seulement n'a pas refusé le combat avec les pièces blanches, comme contre Vladimir Kramnik, mais où il fut le seul à posséder des chances de gain. En face, Gelfand a joué à la perfection, trouvant souvent le seul coup pour rester dans la partie. 

Alexander Grischuk & Boris Gelfand. Partie N°1


Le calendrier de la finale : Date
Partie 1 : 19 mai 2011
Partie 2 : 20 mai 2011
Partie 3 : 21 mai 2011
Repos : 22 mai 2011
Partie 4 : 23 mai 2011
Partie 5 : 24 mai 2011
Partie 6 : 25 mai 2011
Tiebreaks/Cérémonie de clôture : 26 mai 2011
Départ : 27 mai 2011


Les finalistes des matchs des candidats

Aleksandr Igorevitch Grichtchouk
Né le 31 octobre 1983 à Moscou. Champion de Russie des jeunes dans toutes les catégories d'âge, il ne parvint pourtant jamais à devenir champion du monde junior.

Il obtint ses premiers succès internationaux en 2000 lors du Young Masters de Lausanne, puis au tournoi de Tórshavn (îles Féroé). Cette même année, il remporta avec l'équipe russe l'Olympiade d'échecs à Istanbul et obtient la médaille de bronze en tant que 3e meilleur

Aleksandr Grichtchouk

seconde réserve du tournoi (les équipes de l'Olympiade étant constituées de 4 joueurs titulaires et 2 joueurs réservistes). Il fut encore membre de l'équipe russe victorieuse à l'Olympiade d'échecs de 2002 et participa aux relatives contre-performances de 2004, 2006 et 2008 (où la Russie se classa 2e derrière l'Ukraine puis 6e et 5e).

Lors de l'olympiade de 2010, Grichtchouk est au 2e échiquier de l'équipe russe qui termine en seconde position.
Après avoir éliminé successivement Vladimir Malakhov et Sergueï Roublevski, il se qualifie pour le Championnat du monde 2007, mais y termine à la 8e et dernière place, avec 5,5/14.
 
Il a un style de jeu dynamique et agressif, le rendant également très fort dans les parties rapides. Il remporte ainsi en 2006 le 2e Championnat du monde de blitz. Grichtchouk est ex aequo avec Peter Svidler mais remporte leur partie de départage.
Il remporte son plus grand succès en 2009 avec le Tournoi de Linares, sur le score de 8/14, au départage (plus grand nombre de victoires) devant Vassili Ivantchouk.
Il remporte fin décembre 2009 le 62e championnat masculin de Russie à Moscou invaincu avec 6,5/9. Il est marié à la grand maître ukrainienne Natalia Zhukova. 
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aleksandr_Grichtchouk

Boris Abramovitch Gelfand
Né le 24 juin 1968 à Minsk en Biélorussie (URSS). Gelfand vit aujourd’hui en Israël où il émigra en 1998 et possède la nationalité israélienne.
 
En 1987 et 1988, il remporte le championnat d'Europe d'échecs junior.
En 1988, il finit deuxième du championnat du monde d'échecs junior, à égalité de points avec le vainqueur, Joël Lautier. L’année suivante, il obtient son titre de GMI.
En 1989, il gagne le tournoi interzonal de Manille avec Vasily Ivanchuk et se qualifie ainsi pour le tournoi des candidats. En 1991, il perd en quarts de finale du tournoi des candidats contre le futur vainqueur, l’Anglais Nigel Short sur le score de 3-5 (+2-4=2). 
En 1993, Gelfand gagne l’interzonal à Bienne et se qualifie à nouveau pour le tournoi des candidats. Il bat Michael Adams en quarts de finale 5-3 (+3-1=4) à Wijk aan Zee en 1994, puis le futur champion du monde Vladimir Kramnik en demi-finales 4,5-3,5 (+2-1=5). C’est Anatoli Karpov qui arrête Gelfand en finale sur le score de 6-3 (+1-4=4). 
Boris Gelfand
 
En 1997, Gelfand perd en demi-finale contre Viswanathan Anand. En 1999, il perd contre le futur gagnant du tournoi Alexander Khalifman. En 2000, il perd contre le finaliste Alexeï Chirov. En 2001, contre Peter Svidler. En 2004, il n’est pas invité, le tournoi ayant lieu en Libye ; les joueurs israéliens ne sont pas autorisés à entrer dans le pays.
 
Ses principales victoires en tournoi sont : Moscou 1992, Dos Hermanas 1994, Belgrade 1995, Vienne 1996, Polanica Zdrój 1998 et 2000, Cannes 2002, ainsi que les Bermudes en 2005. Gelfand a gagné au Cap d’Agde en 2002 le championnat du monde parties rapides.
Aux Olympiades d’échecs, il joue pour l’URSS en 1990, puis pour la Biélorussie en 1994 et 1996 et pour Israël à partir de 2000.
Gelfand obtient son meilleur classement sur la liste de la FIDE en juin 1991, où il est n° 3 mondial.
 
Il se qualifie en juin 2007 pour le championnat du monde qui se tient à Mexico en battant Rustam Qosimjonov puis Gata Kamsky. Il finit à la 2-3e place de ce championnat (+3 -1 =10) derrière Viswanathan Anand et ex æquo avec Vladimir Kramnik, le champion du monde sortant.
En 2009, il remporte la finale de la coupe du monde face à Ruslan Ponomariov et se qualifie ainsi pour le tournoi des candidats, 20 ans après sa première qualification.


le 26/05/2011 05:01



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