1856 La Régence (2)
Le Café de la Régence
Après avoir remporté la partie, avec insolence Harrwitz prit la main de Morphy et s’exclama : « Eh bien, c’est étonnant ! Son pouls ne bat pas plus vite que s’il avait remporté la partie. »

1856 La Régence de Jules Arnous de Rivière (2)

Le Café de la Régence

Depuis 1852, après un coup d’état, l’Empire est rétabli, Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III. En 1853, le nouveau préfet de la Seine se nomme Georges Eugène Haussmann qui transforme et rénove Paris. L’objectif est de permettre aux hommes, à l’eau et à l’air de mieux circuler en réaction à l’épidémie de choléra qui avait sévit en 1832. Mais aussi en créant de nombreuses trouées depuis la place de L’Etoile, ces grandes avenues vont permettre aux canons et à la cavalerie de mieux intervenir pour maîtriser d’éventuels soulèvements populaires dont tous les Parisiens conservent le souvenir, notamment de ceux de 1830 et 1848.

Ambiance (Café) Procope

Le café Procope surnommé « Le petit Panthéon des bavards ». De gauche à droite : Buffon, Gilbert, Diderot, d’Alembert, Marmontel, Le Kain, Jean Batiste Rousseau, Voltaire, Piron et d’Holbach.

En 1852, la place du Palais-Royal fut agrandie et le Café de la Régence dut déménager et il s’installa en face. Son propriétaire M. Vielle avait réussi à louer l’ancien hôtel du duc de Richelieu dans la rue du même nom.

Dans ma chronique précédente, j’avais indiqué à tort 1715 comme date de sa fondation comme me l’a fait remarquer Maria Leconte.(Jean-Olivier Leconte à publié 2 ouvrages sur l’histoire du café de la Régence) voir aussi : http://lecafedelaregence.blogspot.fr/2013_04_01_archive.html

Entre-temps j’ai mis la main sur plusieurs ouvrages ayant appartenu à Georges Simenon « Le ventre de Paris » et « La rive gauche » signé Robert Courtine (Perrin 1985), très riche en informations, dont j’extrais pour l’essentiel les éléments de ce correctif.

Dédicace de l’auteur

Le café de la Régence était jusqu’alors l’un des plus vieux de Paris avec le café Procope ouvert en 1686.

L’établissement avait ouvert en 1681 (Le Larousse gastronomique indique 1688) à l’angle ouest de la place du Palais-Royal, sur la rue Saint-Honoré. Le café, à l’époque un breuvage mystérieux, avait fait son apparition en 1664 à Marseille mais c’est après le passage en France de Soliman Aga, ambassadeur du sultan de Constantinople en 1669, qu’il s’est imposé à la fois à la Cour et pour le tout Paris. Le café du Palais-Royal, puisque tel était encore son enseigne devint « Café de la Régence » en 1718 et le premier tenancier se nommait Lefebvre.

Le Café Procope

« Le café Procope est fermé, mais des établissements similaires l’on remplacé, le plus ancien est la Régence, ouvert en 1718 trois ans après la mort de Louis XIV. Il fut florissant sous la Régence dont il avait pris le nom. » (L’Echo de la Semaine avril 1891)

Portraits Lewis, Walker et Mongredien (que l’on pouvait parfois rencontrer à la Régence)

Le joueur anglais George Walker (1803-1879) le décrivit comme « bas, long et étroit, l’antithèse de la grâce architecturale. Sept jours par semaine, depuis le matin jusqu’à minuit, des flots d’habitués et fidèles se déroulent sur le seuil ensablé de la porte comme les vagues de l’océan de Brighton. »

Les échiquiers se louaient à l’heure et le soir c’était plus cher car il fallait compter avec les chandelles placées de chaque côté de la table de jeu.

Ambiance à la Régence (extrait du magazine Karl 4/2006)

Dans sa nouvelle version la Régence devenait restaurant auquel il fallait ajouter les amateurs de billard et dominos. Chez certains habitués on crut percevoir un air de nostalgie.

« Encore une des curiosités de Paris que la fée des démolitions vient de frapper de sa baguette. Il est mort, il est donc bien mort ! Ce bon café de la Régence. Il était bien vieux, puisque son nom lui servait d’acte de naissance ; mais c’était son plus beau titre. Il était le contemporain du café Procope de la rue de l’Ancienne-Comédie, et pendant cette longue carrière, il avait vu bien des hommes et bien des choses dans sa salle immense. Il avait vu Diderot, Jean-Jacques (Rousseau) et tous les beaux esprits du dix-huitième siècle, l’empereur Joseph II, Robespierre et ses séides, le lieutenant Bonaparte et ses amis ; à travers les modestes rideaux, il avait vu, dans la rue Saint-Honoré, les amoureuses folies du régent.

Tout cela a fait place à de superbes salons, le bec de gaz à détrôné le quinquet (lampe à huile), les murs se sont revêtus de gracieuses peintures ou de glaces éblouissantes. Que lui manque-t-il et qu’a-t-il perdu ? Ce qui lui manque, c’est la tradition ; ce sont les souvenirs, ces mystérieux anneaux qui rattachent le présent au passé… » (Le Musée des familles février 1861 Ch. Wallut) 

La Régence 1856

Après avoir cessé de paraître en décembre 1851, suivi peu après par la perte de son mentor le professeur Kieseritzky (1806-1853), la revue « La Régence » renaît en 1856. En guise de préambule, on peut lire sous la plume du gérant Lender, dans le premier numéro de janvier :

« Le café de la Régence vient de traverser une période critique ; on sait que l’ancien sanctuaire de la place du Palais-Royal est tombé, ainsi que tant d’autres respectables masures, sous la hache profane des démolisseurs ; une dispersion des joueurs s’en est suivie et le cercle des échecs, primitivement installé au-dessus du café, a trouvé un refuge à l’intérieur du Palais, pendant que les vieux habitués, fidèles aux dieux pénates, venaient occuper les magnifiques salons que M. Vielle avait loués pour deux ans dans l’hôtel du duc de Richelieu. La perte d’un célèbre professeur, M. Kieseritzky, enlevait au bataillon sacré son chef de file. Le foyer de l’école française, encore chaud de la lutte entre MM. Staunton et Saint-Amant, ne projetait plus que de pâles rayons à travers ses cendres et ses souvenirs. Le domino envahissait. O honte ! Le culte des échecs allait disparaître en France, la patrie des Philidor, des Légalle, des Deschapelles, des La Bourdonnais.

M. Vielle ne l’a pas permis. Il a reconstruit le temple. Aujourd’hui le Café de la Régence, admirablement situé en face du Théâtre Français, sur la nouvelle place de l’Impératrice, ouvre ses portes à un flot d’adeptes. »

La responsabilité de la publication est attribuée au gérant Lender mais bientôt on apprend que : « Grâce à l’énergique volonté de M. Arnous de Rivière, le journal la Régence reprend une vie nouvelle. Nous devons tous seconder les efforts de notre jeune rédacteur en chef. »

Jules Arnous de Rivière (1830-1905) était alors le meilleur joueur français et fréquentait régulièrement la Régence.

C’est à nouveau la notation descriptive qui fut adoptée et voici la première partie publiée du jeune rédacteur. L’attribution des couleurs n’était pas encore codifiée et Monsieur Arnous de Rivière avait le trait en conduisant les noirs.

Portrait Löwenthal et Arnous de Rivière

De Riviere,Arnous - Lustro-Levi
Paris, 1856
Gambit Evans
[C52]

 

1.e4 e5 2.f3 c6 3.c4 c5 4.b4

Le gambit Evans suscitait alors l’un des plus grands débats théoriques du XIX siècle.

4...xb4 5.c3 a5 6.d4 exd4 7.0–0 xc3?!

Ce coup ou 7…dxc3 favorise trop le joueur mieux développé. De nos jours 7…Cge7 est considéré comme la suite critique.

8.xc3 dxc3 9.b3 e7?!

Intéressant 9...f6 10.e5 g6 11.xc3 ge7 12.g5 d8 13.e1²

10.a3

10...d6? Logique mais fautif.

Nécessaire 10...f6 11.e5 g6 12.xc3 ge7 etc.

11.e5!

Les problèmes posés par l’ouverture de la colonne e sont insolubles. La supériorité du jeu blanc est telle que, sans jouer les coups les plus précis, l’avantage va persister pour être conduit jusqu’à la victoire.

11...a5 12.a4+ c6 13.exd6 cxd6 14.fe1 e6 15.e5?! c7?

« Il est mal aisé de trouver une réponse satisfaisante au dernier coup des noirs, et M. Lévi a peut-être joué ce qu’il y avait de moins mauvais ; roquer du grand côté perd de suite la partie. » Arnous de Rivière

16.xf7 xf7 17.xe6 d5 18.xd5 d8 19.d6+ e8 20.e1+ ge7 21.xc6+ bxc6 22.xc6 d7 23.c7 xa4 24.exe7+ f8 25.f7+ g8 26.xg7# 1–0

Une partie qui caractérise l’école romantique, soit une mobilisation rapide des pièces, faisant usage souvent du gambit au détriment de l’égalité matérielle avec, influencé par les théoriciens italiens notamment le Calabrais Greco (1600-1634), le développement du fou blanc sur c4 qui attaque f7, donc directement le roi adverse. Le but principal des échecs romantiques, que Le Lionnais et Maget aimaient à qualifier de « style ancien », était de mater à tout prix.

Portraits Anderssen, St-Amant et Harrwitz

La figure emblématique des échecs romantiques du XIXe siècle fut incarnée par Adolph Anderssen (1818-1879) qui fut l’auteur de nombreuses parties brillantes alimentées par un génie tactique incontestable qui conduisait la lutte sur des terrains mouvants rendant la victoire parfois hasardeuse.

Portrait Anderssen devant l’échiquier

Anderssen,Adolf - De Riviere,Jules Arnous
Paris it, 1858
Défense des 2 Cavaliers
[C56]

 

1.e4 e5 2.f3 c6 3.d4 exd4 4.c4 f6 5.g5?!

Le début des complications hasardeuses !

5...e5 6.b3 h6 7.f4 hxg5 8.fxe5 xe4 9.0–0?!

Après le coup « théorique » 9.Dxd4 Cc5! permet de liquider le dangereux fou de cases blanches.

9...d5 10.exd6 f5!?

Une tentative intéressante pour consolider le cavalier centralisé.
Bon est aussi 10...xd6 11.xf7+ d8 12.g3 h6!?–+ et les noirs ont une dangereuse attaque.

11.d2 xd6 12.xe4 xh2+ 13.f2 fxe4?!

Après 13...h4+! 14.g3 (14.g3? xe4 15.e1 h2+ 16.g1 h1+–+) 14...f4–+ récupérait la pièce avec attaque et avantage matériel.

14.xd4 e7

Plus actif était 14...h4+ 15.e3 g3+ 16.d2 d6 17.xe4+ d8–+

15.xe4 f5?!

Meilleur 15...f8+ 16.e2 h5+ 17.e1 h4+ 18.xh4 gxh4 19.xf8+ xf8 et les noirs restaient avec un pion de plus après les simplifications.

16.f7+! xf7 17.xf5+ g8 18.d5+ h7 19.e4+ h6?

Après 19...g8!? les blancs devaient se contenter de 20.d5+ pour répéter les coups et forcer la nulle.

20.e3

Les blancs pouvaient prendre un net avantage après 20.h1! xh1 21.xg5+! xg5 22.xe7+ g6 23.e4+ g5 24.xh1 xh1 25.xb7+–

20...hf8+ 21.e2 h5+ 22.g4 h2+ 23.f2 xf2+ 24.xf2 f8 25.h1!

Anderssen trouve une dernière ressource et joue pour le gain.

25...xf2+ 26.d3 d2+ 27.c4 xc2+ 28.d5 f6?!

Ce fou, en obstruant la colonne f, complique la défense.
Un peu mieux 28...d6 29.xh2+ xh2 30.e6! comme dans la partie le roi se dirige vers g8 et si 30...f2 31.h1+ h2
(31...h2 32.f3!) 32.xb7+–

29.e6 xb2 30.f7 f2+ 31.g8 g6 32.e7 1–0

A cette époque, l’alter ego de Arnous de Rivière à la Régence était l’Italien Serafino Dubois (1817-1899) avec qui il disputa un match où il dut s’incliner avec 8 victoires pour 21 défaites et 3 nulles.

Portrait Serafino Dubois

En 1855 Le Signor Dubois se rendit à Paris, voici son témoignage :

« Il est vrai que le café de la Régence a été rénové et embelli avec luxe, décoré de miroirs, divans et autres commodités, mais la proximité bruyante du billard et du domino entrait en conflit avec les méditations silencieuses des joueurs d’échecs. En effet beaucoup des anciens habitués m’ont avoué que la Régence avait perdu son âme et était devenu ni plus ni moins que l’un de ces nombreux établissements similaires que l’on trouve dans cette immense cité. Toutefois je fus accueilli avec la plus grande cordialité par le propriétaire M. Vielle qui me connaissait plus que de nom puisque nous avions échangé quelques lettres auparavant. J’ai eu l’occasion de connaître plusieurs personnalités du jeu et rapidement je pus me confronter aux meilleurs et autres Préti, Séguin, Budzinsky. J’assistais chaque jour aux luttes de quelques gros papa, qui avant d’être joueur, étaient des dilettantes enthousiastes et bons vivants, le doux et affable Saint Elène le Due et ce cher vieux Doazan, plein d’esprit, qui m’invita aussitôt chez lui pour me présenter à De Rivière, une nouvelle étoile qui venait de naître au firmament des échecs. »

Ce dernier lui proposa de jouer un match avec le jeune homme encore peu expérimenté et il ajouta ce commentaire : « Prenez-garde M. Dubois car M. De Rivière vous donnera du fil à retordre. »

Tartakower commente

De Riviere,Jules Arnous - Dubois,Serafino
Paris, 05.09.1855
Défense Scandinave
[B01]

 

1.e4 d5 2.exd5 f6

« Les noirs ne sont pas pressés de capturer le pion et souhaitent créer des complications. »

3.b5+ d7 4.xd7+

« Les blancs sont ainsi en mesure de conserver le pion de plus mais au prix du développement des pièces. Une sage décision aurait été 4.Fc4. »

4...xd7 5.c4

« La remarque précédente s’applique ici aussi. En restituant le pion les blancs aurait pu maintenir l’équilibre, par exemple 5.c3 xd5 6.xd5 xd5 7.f3 c6 8.xd5 cxd5 etc. »

5...c6 6.dxc6 xc6 7.f3 e5

« Le gain d’espace obtenu par cette poussée est évident. Non seulement elle libère la diagonale pour le développement du fou de case noire et s’oppose à la poussée d4, mais il faut tenir compte de la suite e5–e4. »

8.0–0 e4 9.e1

« Après 9.e1 0–0–0 10.c3 d6 la situation blanche n’en restait pas moins critique. Dans ce cas les noirs auraient concentré leurs efforts contre h2, au lieu de, comme maintenant, sur le pion f2 délaissé. »

9...0–0–0 10.g5 f5!

« Les noirs préfèrent poursuivre dans un style combatif au lieu de permettre aux blancs de regagner un peu de terrain après 10…Te8 11.Cc3 etc. »

11.xf7 c5 12.f1
Après 12.Cxd8 le plus simple est 12…Txd8 suivi de 13…Cg4 et toutes les pièces noires attaquent.

12...g4!

Une illustration exemplaire des conséquences irréversibles dues au retard de développement face à un jeu de pièces parfaitement coordonné. Tartakower indique de profondes variantes intéressantes qui toutes peuvent être sensiblement renforcées.

13.xh8

Avec l’espoir de détourner une tour active.

13...xf2 14.e1

Après 14.xf2 xf2+ 15.h1 f8! 16.h3 f3!! et l’attaque de mat est imparable.

14...f8! 15.d4 xd4?!

Dans les échecs pratiqués en Italie la prise en passant n’était pas autorisée, ce qui explique peut-être le fait que Dubois n’a pas considéré 15...exd3! et si 16.e3 h3+ 17.gxh3 xe3+ 18.g2 e4+–+ qui était beaucoup plus fort.

16.d2?

Ici les blancs disposaient d’une ressource qui a complètement échappé à Tartakower après 16.e3! xe3 17.xe3 h3+ jugé par ce dernier complètement gagnant pour les noirs, c’est sans tenir compte de 18.xh3 qui met KO les noirs car la dame clouée ne peut donner le mat.

16...d3+ 17.h1 xe1 18.xf5 xf5 19.h3

« Les forces sont égales mais les pièces blanches sont paralysées. »

19...e3 20.e4?

Après 20.f3 xf3 21.gxf3 xf3 le pion passé e coûte la partie.

20...f1+ 21.h2 e5+ 22.g3 d4 23.h4 h5 24.g5 ef3+ 25.xf3 f2+ 26.h3 xf3 0–1

 

Arnous de Rivière

Voici l’une des victoires obtenues par De Rivière sur le « très fort joueur et professeur d’échecs romain » jouée le 20 juillet 1855 ; la plus disputée selon Dubois. L’attribution des couleurs n’était pas encore une règle et le Signor Dubois débuta la partie avec les noirs. J’ai modifié les commentaires pour attribuer les blancs au joueur qui a le trait.

Dubois,Serafino - De Riviere,Jules Arnous
Paris, 20.07.1855
Défense Sicilienne [B21]

 

1.e4 c5 2.f4 e6 3.c4!? c6 4.f3 f5

Sans doute prématuré mais joué sous l’influence du champion de l’époque Staunton. Voici un exemple 4...g6 5.c3 g7 6.e2 d6 7.0–0 ge7 8.a3 a6 9.b1 0–0 10.c2 f5³ Horwitz-Staunton (Londres 1851)

5.e5

Fermer la position n’est pas la suite critique 5.exf5!?

5...h6 6.c3 e7 7.e2 0–0 8.0–0 a6 9.d3 b6 10.b3 b7 11.h3 c7

« Les noirs développent leur jeu avec beaucoup de soin et de jugement. » Dubois

12.e3 ad8 13.a3 d5?!

Meilleur 13…d6!

14.exd6?

« Si les blancs prennent le pion avec 14.cxd5 les conséquences sont avantageuses pour le joueur en second, supposons 14...exd5 15.d4 cxd4 16.xd4 xe5 17.fxe5? xc3 18.xh6 c5 19.h1 xd4–+ » Dubois

Puis près de 20 ans plus tard, il renforça la variante avec 17.e6! (17.Tc1!) 17...xc3 18.d4! c8 19.xd8 avec gain de la qualité pour un pion.

14...xd6 15.g5 f6 16.d2 d4 17.xd4 cxd4 18.a4

« Mauvaise place pour le cavalier. » Dubois

18...c6 19.b2 e5! 20.fxe5 xe5 21.f3 g3 22.xc6 xc6 23.f3 f4?

« Permet de dégager le cavalier et force l’échange. 23…Dd6! » Dubois

24.e4 g6 25.xg3 fxg3 26.af1

« Les blancs sont parvenus à se dégager de l’attaque embarrassante qui pesait sur eux et ils semblent maintenant avoir la meilleure position. » Dubois

26...d6 27.b4 xb4 28.axb4 b5

« Une très bonne répartie et très inattendue, arrêtant la marche des pions et enfermant le cavalier pour fort longtemps. » Dubois

29.c5 e6 30.xg3 e2 31.f2 xf2 32.xf2 f5 33.f3 e3

34.xe3

« Hasardeux, 34.Tf4 était plus sûr. » Dubois

34...dxe3+ 35.xe3 f7 36.d4 e8+ 37.f4 e6 38.e4 d7+ 39.d5?

« 39.Rd3 eut probablement sauvé la partie. » Dubois

39...e3! 40.d1 xb3 41.f2 xb4 42.d3 b3 43.c6+ c7 44.c5 a3 45.e6+ c8 46.c5 c3+ 47.b6 b4 48.d5 d3 0–1

Une partie et des commentaires de bonne tenue pour l’époque mais fortement influencée par le match McDonnell-Labourdonnais de 1834 dans le traitement de la Sicilienne.

Ceci est symptomatique du déclin de l’école française qui aimait à sacraliser les héros du passé tout en étant réticente à la modernité et une vision plus scientifique comme le précisait le rédacteur Delannoy :

« Nous avons assisté aux débuts de M. Arnous, nous l’avons vu épeler son Philidor. » ou « Si M. Saint-Amant tient le sceptre parmi les amateurs du cercle, M. Arnous règne en maître au milieu de l’estaminet et du café de la Régence. » ou encore « Un esprit lent peut assurément voir juste, mais il fera difficilement des prodiges. Philidor et La Bourdonnais jouaient vite, et si parfois ils méditaient longuement un coup, ils n’enfantaient aucune merveille. »

Bien jouer tient essentiellement de la vision éclair du génie associé au talent et non du travail comme le préconisait l’école moderne. « Dans la nouvelle école, j’ai remarqué avec peine qu’on adoptait les systèmes anglais ou allemands. On ne joue plus aux échecs, on compose. Ces Messieurs me rappellent ces élèves se pressant la tête et se bouchant les oreilles pour apprendre leurs leçons ou faire leur bon français. »

Le Roque à la Française et à l’Italienne
Un autre sujet de discorde entre l’école française et italienne fut développé par Jaenisch (1813-1872) dans le numéro de juillet 1856.

Jaenisch

Le roque ! Un coup mystérieux qui fut introduit au XVe siècle et c’est sans doute l’apport essentiel de l’Occident au noble jeu. Le mouvement combiné du Roi et d’une Tour permettait de sécuriser le Roi dans un angle de l’échiquier tout en accélérant la mobilisation des pièces. Il s’inscrit « 0-0 » du petit côté ou « 0-0-0 » du grand côté et rappelait quelque peu l’importance du Zéro indien et son adoption par les Arabes qui révolutionna les mathématiques.

Une querelle opposa le roque « restreint » à la française, soit le roi se déplaçant de deux cases et la tour sur f1 ou d1 par rapport au roque « libre » à l’italienne qui permettait pas moins de 16 permutations différentes en occupant n’importe quel case soit par exemple du petit côté « Rh1, Tg1 », « Rh1, Tf1 », « Rh1, Te1 », « Rg1, Tf1 », « Rg1,Te1 », « Rf1,Te1 ». 

Serafino Dubois alimentera le débat avec son ouvrage publié en 1845 « Les principales ouvertures du jeu d’échecs dans les deux manières italienne et française. »

Dubois constatait que, depuis l’Anonyme de Modène, presque tous les ouvrages importants avaient été publié hors d’Italie, et qu’ils avaient adopté la manière uniforme de roquer (à la française), la possibilité de promouvoir plusieurs dames et « défense aux pions de passer bataille ». Tout ceci avait singulièrement modifié le jeu.

« Les principales ouvertures du jeu d’échecs dans les deux manières italienne et française. »

Dans le numéro d’août Jaenisch (1813-1872) s’attaquait à la deuxième pierre d’achoppement qui différenciait l’Italie de la France, la prise en passant !

« Le droit des pions de prendre en passant n’est point du tout mentionné par Cessoles, et l’époque de son introduction est incertaine, mais nous voyons par Damiano, Lopez, Gianutio et les écrivains postérieurs, que ce droit était déjà litigieux entre les joueurs des différents pays, avant le XVIe siecle. Lopez et les écrivains italiens, sans exception, attestent que la règle de la prise en passant fut établie primitivement en Espagne et en Portugal, mais qu’elle ne pénétra jamais en Italie, ou subsista constamment la loi que tout pion, à son début, a le droit de faire deux pas, même en passant sous le coup d’un pion ennemi (ce qu’on appelle passer bataille), et sans pouvoir être pris par ce dernier. » Jaenisch

Voici l’illustration des conséquences extrêmes de cette différence :

Diagramme extrait de la revue la Régence. Blancs : Rc7, g5 ; Noirs : Ra7, f7, g6, h7.

Citons à nouveau Jaenisch :

« Dans la situation du diagramme les blancs gagneront la partie, avec ou sans le trait, en vertu de la règle espagnole. Quoi de plus naturel, en effet, que de voir trois pions opposés à un pion blanc éloigné de tout secours, et obligés de rester inactifs (sous peine de perte immédiate de la partie), jusqu’à ce que le roi blanc arrive et les détruise l’un après l’autre, pour triompher ensuite ? Nous n’avons pas besoin d’ajouter que, suivant la règle italienne, les blancs seraient perdus sans ressource dans cette position. »

En juillet 1856, dans un courrier adressé à la Régence, le célèbre joueur Harrwitz annonce son intention de se fixer à Paris pour occuper la place laissée vacante par Kierseritzky (1806-1853).

Daniel Harrwitz

Peu après Arnous de Rivière, qui assumait l’essentiel de la rédaction, annonçait aussi que « M. et Mme Gillet, les propriétaires actuels du café de la Régence et de notre journal, ont vendu leur établissement à un prix fabuleux, et de cela se réjouissent sincèrement la foule chaque jour plus considérable des habitués du lieu, mais ce qu’on regrette unanimement, c’est de les perdre… »

Effectivement janvier 1857 voit à nouveau disparaître la revue la Régence ! Quelques parties, les 5 premières, qui opposent alors Harrwitz (1823-1884) à Arnous de Rivière dans un match au meilleur des 7 victoires sont publiées. Voici la 5ème, qui n’est pas mentionnée dans le premier et unique volume de « Oxford Encyclopedia of Chess Games Volume 1 1485-1866 » de Levy et O’Connell.

L’héritage de Philidor est perceptible, les pions et les structures sont au centre des décisions qui dictent la conduite de la partie.

Harrwitz,Daniel - De Riviere,Jules Arnous
Paris, 1856
Début irrégulier (Défense Hollandaise)
[A85]

 

1.d4 f5

Il est intéressant de noter que les 5 premières parties débutèrent toutes par 1.f4 d5 ou 1.d4 f5 et que les couleurs étaient attribuées par tirage au sort avec souvent le trait aux noirs.

2.c4 f6 3.c3 e6 4.f4 b4 5.e3 0–0 6.d3 d5

Une approche moderne est de jouer sur le contrôle des cases blanches et notamment « e4 » en créant des pions doublés au prix de la paire de fous après 6...xc3+ 7.bxc3 d6 8.f3 b6 qui conduisait à des schémas affectionnés plus tard par Nimzowitsch.

7.b3 a5 8.a4 a6 9.c5

« Principalement pour empêcher les noirs d’avancer leur pion à c5 et de gêner la marche du cavalier. » A. De Rivière

9...b6

« Avant cela on aurait peut-être dû sortir le fou de la Dame. » A. De Rivière

10.c6

« On ne voit pas facilement de quelle manière ce pion sera défendu ; mais examen approfondi prouve que lorsqu’il sera pris les noirs en perdront un autre ; par ce coup hardi les blancs arrêtent les progrès de l’attaque, prendre n’eut pas été aussi avantageux. » A. De Rivière

10...e4 11.f3 xc3 12.bxc3 d6 13.e2 g5?

« L’échange des fous devenant obligatoire, c’est gagner du temps et du terrain. » A. De RivièreUne vision optimiste car ce coup affaiblit avant tout la position du roi noir.

14.xd6 xd6

15.b5

Critique était 15.h4! par exemple 15...g4 16.fxg4 fxg4 17.f4 xc6 18.0–0+– etc.

15...b8 16.a3 d8 17.0–0 xa3

« Si 17...xc6 18.xc6 xc6 19.e7 et la dame blanche entre en jeu. » A. De Rivière

18.xa3 d6 19.c4 dxc4 20.c1 xc6 21.xc4 a7 22.xc7 xb5 23.axb5 d7 24.c3 c8 25.xc8+ xc8 26.f2

« Le commencement d’une phase très intéressante de la partie. » A. De Rivière

26...d7 27.a4

« Bien joué les blancs sont maîtres de la ligne ouverte. » A. De Rivière

27...f7 28.e4 e8

« L’intention de l’adversaire étant de pousser e5 et la tour se trouvait bloquée. » A. De Rivière

29.e3 e7 30.g3 d8 31.c4 d7 32.d3

Plus simple 32.e5! avec un léger avantage blanc.

32...fxe4+

« Piège adroit, les noirs ne peuvent plus proposer l’échange des tours 32...c8 33.xc8 xc8 34.exf5 exf5 35.d5+ sans perdre les pions de l’aile dame. » A. De Rivière

33.fxe4 e5

« Malgré leur pion passé a, les noirs avaient la position difficile à cause de l’entrée imminente de la tour blanche sur c7 ; mais cette inspiration heureuse rétablit leur partie. » A. De Rivière

34.c7

« 34.Cd5 et 34.d5 sont deux mauvais coups. » A. De Rivière
34.d5+ permet 34...d6 mais ce n’est pas aussi évident après 35.e3 xb5 36.c3 Après le passif 36...b8 37.dxe5+ xe5 38.c7 l’activité des pièces blanches reste dangereuse.

34...d6

« Bien combiné. » A. De Rivière

35.b7 xb5+ 36.xb5+ c6 37.e7

« Ceci paraît être le meilleur coup. » A. De Rivière

37...xb5 38.xe5+ b4 39.f5

« La suite montre que c’était agir sagement ; car dans un cas semblable, la prise d’un pion ne compense pas la perte d’un temps. » A. De Rivière

39...a4 40.e5 a3 41.f1 b5 42.e4? [42.c2!?]

42...c4 43.d5 b4 44.c1+

44...b5

« En partie, lorsque des situations analogues se présentent, il est difficile de discerner rigoureusement le plus ou moins d’avantage qu’il y a de parer l’échec en avant ou en arrière de pions qui marchent à Dame ; pas de règle fixe, c’est tantôt l’un, tantôt l’autre qui est bon. Ici nous pensons que la meilleure manière a été adoptée. Supposons 44...b3 45.e6 a2 46.e5 (46.e7! gagne un tempo) 46...b2 47.e1 a1 48.xa1 xa1 49.e7 e8 50.d6 b3 51.f6 b2 52.d7 xe7 53.d8 et gagne. » A. De Rivière

45.d4 a2 46.e6 c8 47.e7 b3 48.d6 xc1 [« Forcé. » A. De Rivière]

49.e8+ b4 50.b8+ a3 51.a8+ b2 52.e3

« Eussent-ils poussé le pion sur d7, ils perdaient aussi par suite de l’échec de la tour. » A. De Rivière

52...a1 53.h8+ b1 54.xh7+ c2 55.d7 e5+ 56.d3 c1 0–1


L’un des éléments marquants de cette époque fut le match qui opposa en 1858 Morphy (1837-1884) à Harrwitz à la Régence :

Morphy et Arnous de Rivière, Paris 1858

« Le fait capital a été, sans nul doute, ce match en sept parties, engagé entre le célèbre joueur américain et M. Harrwitz de Berlin, dont la réputation est universelle. Tous deux sont jeunes et petits, le Prussien a trente-cinq ans : il est brun, porte une fine moustache noire, il est légèrement voûté. M. Morphy, l’Américain, a vingt-et-un ans, il est sans barbe, son teint est blanc mat ; sa jeunesse, sa tournure, lui donnent assez l’air d’un collégien. Tous deux sont calmes et impassibles devant l’échiquier ; ils n’ont rien du Yankee ou du Gascon berlinois… Si M. Morphy est doué de la faculté de porter des attaques terribles et en même temps de se ménager des retraites faciles et assurées, M. Harrrwitz est plein de ressources et de finesses charmantes dans la défense. On compare l’un des champions au bouillant Condé, l’autre à Turenne ou à Vauban. »

Le Monde illustré du 10 octobre 1858

Lorsque Morphy, venant d’Angleterre après avoir battu tous ses adversaires, sauf Staunton qui s’était dérobé, il fait la connaissance de Daniel Harrwitz, considéré alors comme l’un des meilleurs joueurs de son temps, le 4 septembre 1858 au café de la Régence. Contrairement à ses habitudes, Morphy demanda à Harrwitz s’il était disposé à jouer un match qui répondit de manière évasive avant de s’asseoir devant l’échiquier et de proposer une partie amicale sur le thème du gambit du roi. Après avoir remporté la partie, Harrwitz déclara avec superbe qu’il était prêt à accepter de se mesurer avec son jeune adversaire. Il remporta la première partie et avec insolence Harrwitz prit la main de son adversaire et s’exclama :

« Eh bien, c’est étonnant ! Son pouls ne bat pas plus vite que s’il avait remporté la partie. »

Harrwitz, de plus en plus sûr de lui, entama peu après la deuxième partie du match qu’il remporta également créant un certain malaise chez les parieurs qui avaient misé sur le jeune champion américain. Arnous de Rivière se fit le porte-parole de ces derniers et reçut cette réponse insolite de la part de Morphy :

« Comme toutes ces personnes vont être bientôt étonnées ! Harrwitz ne me gagnera pas d’autres parties par la suite. »

Paul Morphy

Harrwitz,Daniel - Morphy,Paul
Paris m1 Paris (3), 1858
Défense Hollandaise
[A85]

 

1.d4 f5 2.c4 e6 3.c3 f6 4.g5 b4 5.b3

La pratique moderne retient 5.g3 suivi de 6.Fg2 pour poursuivre la lutte autour de la conquête de la case e4.

5...c5 6.d5 e5!

Les noirs s’imposent au centre avec une saine égalité.

7.e3 0–0 8.d3 d6 9.ge2 h6

La menace 10…g5 suivi de 11…f4 permet aux noirs d’obtenir la paire de fous.

10.xf6 xf6 11.a3 xc3+

Un joueur moderne aurait considéré 11…Fa5!? pour conserver l’avantage de la petite qualité, soit la paire de fous.

12.xc3 d7 13.0–0 g6 14.b4 b6 15.f3 h5 16.c2 b7

Une imprécision, la meilleure diagonale pour le fou est c8–h3. La suite correcte était 16…h4!? suivi de 17…Cf6 (GM Beim)

17.a4 f7

18.xd7?

Un échange défavorable car le fou est supérieur au cavalier, Maroczy recommandait 18.Fc6!? avec l’idée de s’imposer sur l’aile avec « b5, Fxb7, a4, a5 etc. »

18...xd7 19.bxc5

Cet échange va permettre au fou adverse de retrouver un peu d’activité, 19.f4!? e4 20.Tb1 += (GM Beim)

19...bxc5 20.f4 e4 21.ab1

Empêcher l’arrivée de la dame avec 21.a4! était meilleur selon le GM McDonald.

21...a6 22.fc1?!

22.Dc2!? pour empêcher le coup suivant offrait des chances égales.

22...a4

Les noirs mettent le doigt sur la principale faiblesse du jeu blanc.

23.g3 h4 24.f1 ab8 25.d2 b6

Avec l’idée de doubler les tours, les noirs accumulent les petits avantages alors que Steinitz n’avait pas encore formulé sa théorie du jeu positionnel.

26.xb6 axb6 27.b3?

Cet échange va aggraver les problèmes posés par la faiblesse de la structure blanche. Nécessaire était 27…Tb1!?

27...xb3 28.xb3 b5 29.cxb5

Passif était 29.Cd2 Ta8!

29...xb5 30.a5 a8 31.b7 a6! 32.c3 f8!

En finale le roi est une pièce forte et ici il va jouer un rôle décisif.

33.d8 d7 34.b3 e7 35.b8 c4!

Avec une grande précision Morphy a amené une finale gagnante grâce au puissant pion passé.

36.f2 c3 37.e2 xa3 38.c6+ xc6 39.dxc6 c2 40.d2 c3!

Une petite pointe décisive.

41.c1 xc6 42.b3 f6 43.a3 g5 44.g3 hxg3 45.hxg3 gxf4 46.gxf4 g6 47.a5 c5 48.a6 c3 49.xd6+ h5 50.d2

50...g4! 51.g2+ f3 52.g5 c5 53.h5 xe3 54.h4 f3 0–1

Une partie avant tout positionnelle qui démontre que Morphy accordait une grande importance aux structures de pions et n’était pas fondamentalement un joueur romantique, même s’il était capable de surpasser la plupart de ses contemporains sur le plan tactique. Il avait déjà anticipé Steinitz dont il n’était le cadet que d’un an seulement. C’est la brièveté de sa carrière qui le dissocia de celui qui est considéré comme le père des échecs modernes. De plus, les succès de Steinitz furent beaucoup plus tardifs ce qui eut pour conséquence qu’ils ne se sont jamais affrontés sur l’échiquier.

Comme l’avait annoncé Morphy, Harrwitz ne gagna plus une partie dans le match et la 4ème fut également un chef d’œuvre sur le plan positionnel et tactique. Après sa troisième défaite, Harrwitz avoua que son adversaire était « beaucoup plus fort que tous ceux qu’il avait jamais rencontrés jusque-là. » Puis il invoqua une mauvaise santé pour reporter le match d’une dizaine de jours. Le 23 septembre le match reprit et Harrwitz subit sa 4ème défaite consécutive. A nouveau, il fit ajourner le match pour plusieurs jours.

Ce fut l’occasion pour Morphy de jouer une simultanée à l’aveugle sur huit échiquiers, immortalisée par une célèbre gravure, avec le résultat impressionnant de six victoires et deux nulles.

Le match repris et Harrwitz obtint une nulle chanceuse avant de perdre la suivante et d’abandonner le match alors que le règlement prévoyait au premier ayant obtenu sept victoires.

 

Je tiens à remercier Gérard Demuydt pour la mise en ligne de mes articles et le Musée Suisse du Jeux de La Tour-de-Peilz pour m’avoir permis de consulter l’importante bibliothèque de feu Ken Whyld. www.museedujeu.ch

Georges Bertola


Publié le 17/12/2015 - 09:57 , Mis à jour le 18/12/2015 - 00:14
Les réactions (3)
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bonnehumeur - 18/12/2015 12:33
caillou1212 et zounga ont dit tout ce que je pense de ces superbes articles.
Merci M.Bertola et M.Demuydt.
A quand une édition sur papier ? Je serais acheteur !

caillou1212 - 16/12/2015 23:45
Quelle chance avons-nous chers lecteurs d’Europe Echecs de pouvoir lire les articles de Georges Bertola avec la mise page de Gérard Demuydt...
Nous apprenons à chaque fois de bonnes anecdotes sur notre jeu... et nous les lisons avec ravissement.
Merci messieurs... poursuivez pour notre plaisir.

zounga - 14/12/2015 19:15
Comme toujours, un article passionnant, tourné avec talent et superbement documenté.
Merci à Georges Bertola... ainsi qu'à Gérard Demuydt et toute l'équipe d'Europe Echecs !