Championnat du monde : Topalov vs Kramnik (10)
Le match pour le championnat du monde entre Topalov et Kramnik qui se déroule en 12 parties, du 21 septembre au 13 octobre 2006, dans la capitale de la République de Kalmoukie, Elista a repris après moulte péripéties. Partie 10.

Le Maître International Etienne Mensch commente le championnat du monde pour tous les abonnés au site Echecs.com sur cette page spéciale !

Les sites officiels des joueurs www.kramnik.com et www.veselintopalov.net
Quelques infos aussi sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Veselin_Topalov et http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Kramnik

PrésentationPartie 1Partie 2Partie 3Partie 4Partie 5Partie 6Partie 7Partie 8Partie 9

Championnat du monde FIDE 2006, Elista, Russie
Nom
Titre
Pays
Elo
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Total
Vladimir Kramnik
GMI
RUS
2743
1
1
½
½
0
½
½
0
0
1
5,0
Veselin Topalov
GMI
BUL
2813
0
0
½
½
1
½
½
1
1
0
5,0


  Lundi 09 Octobre - Jour de repos
  Mardi 10 Octobre - Partie 11 Topalov-Kramnik
  Mercredi 11 Octobre - Jour de repos
  Jeudi 12 Octobre - Partie 12 Kramnik - Topalov
  Vendredi 13 Octobre - Départages et cérémonie de clôture

Partie 10 : Vladimir Kramnik (2743) - Veselin Topalov (2813) Catalane E08 1-0 43 coups

Le Maître International Etienne Mensch commente le championnat du monde pour tous les abonnés au site Echecs.com sur cette page spéciale ! Voici un extrait de ses commentaires.

Contrôle d5. Si les Noirs pouvaient encore se développer par b7, b6, on en viendrait à envier leur position ! La réalité est tout autre...

16.f4 b6 17.e5 Début du règne du Fou catalan... 17...d5 18.xd5

Et fin de son règne ! Kramnik avait bien entendu prémédité cette suite qui va lui permettre de maintenir son initiative. C'est un moment clé de la partie ! Cet exemple illustre parfaitement la supériorité d'un Fou sur un Cavalier. On pourrait appeler ça "l'avantage de l'échange" : le Fou décide du moment précis où il s'échange contre le Cavalier. Ici, avant que les Noirs n'ai eu le temps de faire un relais par 18...7f6.

18...exd5 19.c3 Attaque simultanément b5 et d5. 19...f6 20.xb5 a6 21.a4
Les Blancs ont empoché un pion et développé toutes leurs pièces. Même si les Noirs décident de rendre la paire de Fous (b5) et rétablir l'équilibre matériel, leur position restera plus difficile à jouer.

21...e4?!

Ce Cavalier a l'air bien posté, mais à la fin de la partie on pourra légitimement se poser des questions sur son rôle... 21...e6!? 22.ac1 b6 23.d3 e8

22.dc1!
Après une longue réflexion. En même temps qu'ils prennent la colonne, les Blancs peuvent compter sur des possibilités tactiques à base de c4 (tire parti du e4 qui ne serait plus protégé après la prise en ç4), xf7 (pour jouer ensuite c7) ou c7.

22...e8 23.c7 Agressif ! Kramnik peut jouer de cette façon quand il le décide. 23...d8 24.a7 f6?

Cette erreur coûte la partie aux Noirs. Très certainement, Topalov a vu : 24...xb5 25.axb5 xb5 26.xb5 xb5 27.a2!² ... ce qui ne devait pas le rendre très enthousiaste : les Blancs conservent un avantage léger, mais persistant, qui convient comme un gant au joueur russe !

Vladimir Kramnik : « J'ai mérité cette victoire »

  Qu'avez-vous pensé quand Veselin a joué 24... f6 ?
  Pour être honnête, ce coup a été une grande surprise. Je me suis dit : J'ai Dg4 et Cd7, pourquoi Veselin a-t-il joué ce coup ? La tension était forte et il également fait des erreurs. Hier j'ai fait un cadeau à Veselin, aujourd'hui les rôles ont été échangés. Quant à l'évaluation objective de la position, je pense que si les Noirs jouent correctement, ça doit être nulle.
De plus, Veselin a continué à commettre des erreurs. Par exemple, 28...Txd4 est une autre erreur, il aurait dû placer sa Tour en e7, après quoi les Blancs doit montrer une certaine technique pour l'emporter. Après que le 28ème coup noir, les Blancs gagnent. J'ai essayé de manoeuvrer la position de la manière la plus humaine possible, afin d'éviter les risques. En principe, je pourrais avoir pris la pièce en jouant f2-f3, mais j'ai préféré tout échanger et passer en finale gagnante.

  Veselin tente d'exploiter le temps...
  Oui. Cependant, jusqu'ici je n'ai jamais eu d'ennuis réels au temps. Il y avait une certaine tension, mais c'est normal. Ce qui est mauvais c'est quand vous avez une minute pour 20 coups, et j'ai eu 5 minutes pour 3 coups, c'est bien. Pour moi il n'y a aucune différence si vous avez 5 ou 30 minutes. Entreprendre de bonnes choses est plus important.

  Comment évaluez-vous la stratégie de l'adversaire, qui essaye de vous maintenir loin de la salle de repos en jouant rapidement ?
  Je pense qu'il veut juste créer des conditions inconfortables pour moi. En effet, je me suis habitué à passer mon temps dans la salle de repos pendant les parties. Il y a un échiquier de démonstration et on peut continuer à penser à la position ; l'air est plus frais, et rien ne vous dérange. La stratégie de l'adversaire vise à perturber mon rythme. Cependant, je n'ai aucun problème. Je ne pense pas qu'une telle stratégie soit justifiée. Il n'y a aucune raison d'entreprendre des plans médiocres seulement pour perturber mon rythme.

  Veselin, comment pouvez-vous expliquer 24... f6 ?
  Juste une gaffe. Il y avait tant de pièces sur l'échiquier. Vraiment, j'ai juste gaffé.

  Qu'avez-vous prévu sur 24...f6 ? Était-ce Cd7 ou autre chose ?
  Je pense que j'ai dû prendre en b5 et il n'y a pas à s'inquiéter. C'était mon idée initiale, mais j'ai alors décidé que 24...f6 était intéressant aussi.

  Vous avez clairement possédé l'initiative du match dans les parties récentes. Peut-être vous êtes devenu un peu suffisant, ce qui a eu comme conséquence cette gaffe ?
  Non, je ne le pense pas. La position était complexe avec beaucoup de variantes à considérer. Je n'étais pas suffisant. Je suis juste venu pour jouer aux échecs, mais j'ai gaffé.

  Et y avait-il une sous-estimation de l'adversaire qui pouvait être démoralisé ?
  J'ai décidé que 24... f6 était un coup plus complexe comparé à prendre en b5. Après 24...Fxb5 les Blancs ont une certaine pression dans la finale. J'ai jeté un coup d'oeil sur l'horloge, j'ai vu l'adversaire en retard au temps et j'ai décidé de jouer le coup le plus aigu.
Source : www.worldchess2006.com/main.asp?id=1094


Voici un extrait de la conférence de presse de la ronde 9, parue sur le site www.sportreport.ru

  Topalov attribue sa victoire de la partie numéro 9 d'abord à la forte nouveauté dans la défense Slave, mais pas seulement 9.g3, sinon tout le plan qui va avec 10.f4. L'idée appartient en fait à son secondant espagnol, Francisco « Paco » Vallejo.

  Kramnik a d'ailleurs reconnu lui-même qu'il est possible que dès le 18e coup sa position était mauvaise et que s'il a joué comme il l'a fait ensuite c'est seulement parce que « d'une façon ou d'une autre, j'étais déjà dans une situation inconfortable ».

  On a dit qu'un match de championnat suit la loi des vases communiquant : plus les parties sont bonnes pour l'un, plus elles sont mauvaises pour l'autres. Les dernières parties semblent le confirmer. Que se passe-t-il ?
  « VK : Je n'en ai aucune idée. Espérons que cela ne soit que provisoire. Il est difficile de bien jouer des positions comme celle que j'ai obtenue aujourd'hui (hier). La nouveauté de Topalov est très forte, au moins pour une partie. Je ne suis pas parvenu à trouver une réponse adéquate. Déjà 12...b5 a été joué parce que je n'ai rien trouvé de satisfaisant. Après l'ouverture, j'ai continué de résister parce que je ne pouvais pas abandonner aussi tôt, mais la partie a été fondamentalement décidée par le coup 17. On pouvait jouer aussi brillamment que possible après, ça n'aurait rien changé. Jusqu'ici mes ouvertures sont désastreuses. Il est facile de bien jouer de bonnes positions, et vice-versa. Si je peux résoudre mes problèmes d'ouverture, tout devrait être différent. »

  Topalov est parvenu à vous amener sur son terrain dans les récentes parties...
  « VK : Oui. Je dois tirer quelques conclusions sur ma préparation d'ouverture afin d'obtenir au moins des positions acceptables. »

  Mais la question principale reste : Pourquoi le Bulgare obtient-il, avec les Noirs comme avec les Blancs, des positions qui lui conviennent alors qu'elles ne sont pas du goût de Kramnik ?
  « C'est un vrai problème » a simplement répondu Vladimir.

  « Probablement que Kramnik se sentait tranquille en menant au score, a déclaré Topalov, mais s'il est objectif, la partie numéro 4 a été très importante. J'ai perdu les deux premières parties, mais cela n'a pas ébranlé ma confiance en mes forces. »

  Naturellement, les journalistes ne pouvaient pas passer sous silence le fait que le Bulgare termine toujours très fort ses compétitions.
  « Comme je l'ai déjà expliqué, c'est avec la partie 4 que j'ai pris le rythme. Je la mettrais au-dessus des autres. »

  C'est à dire que le match est fini ?
  « Non, Kramnik a encore deux fois les pièces blanches, comme contre Leko dans cette situation, et il a su utiliser cette chance. »


Comme vous pourrez le lire dans l'excellent article de la rubrique Art & Culture du site Echecs.com, Lasker, 2e Champion du Monde : L'expert du Jeu Psychologique, les matchs mondiaux ont souvent été tendus et les coups bas n'ont jamais manqué.

A travers l'échange de courriers suivants, on voit comment Lasker joua avec les ressorts psychologiques et les nerfs de Steinitz, qui réclamait légitimement un match revanche. Ce deuxième championnat débuta finalement le 11 novembre 1896, à Moscou. Il tourna rapidement à l'avantage de Lasker (4-0 pour débuter !), qui s'imposa sur le score lourd de 12,5-4,5. Cette terrible défaite mit un terme définitif aux ambitions mondiales de Steinitz.

De Lasker à Steinitz, le 26 septembre 1894

« En réponse à votre lettre du 10 août, je répète ce que je vous ai écrit en juin, c'est à dire que je serai très heureux de jouer avec vous un match de revanche. Je n'ai indiqué aucune date dans ma lettre, mais je le fais maintenant. Je fixe au 1er octobre 1895 le commencement du match. Les échecs et d'autres engagements ne me permettent pas de jouer plus tôt. Si c'était cause d'empêchement, j'en serai très fâché. Je ne réponds pas à vos autres remarques, lesquelles, d'après moi, sont hors de la question. Je ne veux pas engager de match par un combat de presse, mais je reste, jusqu'à ce que je sois battu devant l'échiquier, le Champion du Monde. »

De Steinitz à Lasker, le 10 octobre 1894

« Votre lettre du 26 septembre m'a été remise hier par votre second, M. de Visser, qui, en même temps, m'annonce qu'il renonce au poste d'honneur que vous lui aviez désigné. Considérant que ce gentleman, d'après vos instructions, avait ouvert « la petite guerre littéraire » comme je l'avais appelée, sa démission est significative et répond suffisamment à votre dernier paragraphe sur le « combat de presse » par lequel vous couvrez votre retraite d'une position que vous ne pouvez soutenir.[...] Sans doute vous pourriez conserver le titre de Champion tant que vous n'aurez pas été battu devant l'échiquier, si les précédents établissaient que le champion peut seul choisir sa convenance pour un match et briser des conventions positives sous le prétexte de « faire le tour du monde » ou de « échecs et autres engagements », qu'il vous a convenu d'accepter au lieu de faire vos préparatifs pour tenir votre promesse. »


Korchnoï : « Je serais parti ! »

  Victor Lvovich, faites-nous part de vos impressions au sujet du match Kramnik-Topalov.
  Le match crée une impression étrange. J'ai observé comment Topalov joue généralement. Dans chaque événement, au début il tombe, presque comme s'il feignait de mal jouer, et puis à la fin, il gagne partie sur partie. Pour cette raison, je crains la fin du match.

  Que pensez-vous de la polémique en dehors de l'échiquier ?
  La cause fondamentale du tout ceci sont les articles qui sont parus dans la presse, concernant la façon dont Topalov a prétendument employé l'aide d'ordinateur pendant les parties. Et puis, quand Illumzhinov est parti de son fief, l'équipe de Topalov a pris l'initiative et a accusé Kramnik de fraude.

  Ce n'est pas un secret, vous avez signé une lettre d'appui à Kramnik. Comment est-ce que vous pensez que Kramnik devrait réagir à cette situation difficile ?
  C'est un cas rare, mais je suis solidaire avec Anatoly Karpov. A la place de Kramnik, je serais parti.

  Pensez-vous que Topalov est impliqué dans toutes ces manoeuvres, ou est-ce seulement son entourage ?
  Je ne crois pas que les autres puissent faire quoi que ce soit sans son approbation.

  Mais est-ce si mauvais ? Après tout, grâce aux scandales d'Elista, les échecs ont fait des pages dans des journaux. Peut-être que le jeu peut tirer profit de cette augmentation de popularité ?
  J'ai du mal à croire que tout ceci qui parle de toilettes va amener une augmentation des commanditaires. Après tout, c'est une publicité assez sale.

  Qu'aimeriez-vous dire à Vladimir Kramnik ?
  Qu'il s'en aille !

Interview originale conduite par A, Kentler et parue sur le site http://e3e5.com. Traduction vers l'anglais par Steve Giddin pour www.chessbase.com

Partie 9 : Veselin Topalov (2813) - Vladimir Kramnik (2743) Défense Slave D12 1-0 39 coups

Topalov a vaincu le signe indien. C'est en effet la première victoire du Bulgare (hors tournoi Amber) depuis le tournoi de Las Palmas en 1996 : Topalov, Veselin (2750) - Kramnik, Vladimir (2765), 1-0 en 39 coups, sur une défense Est-Indienne.

Georgios Makropoulos, le 29 septembre, avait précisé les conditions dans lesquelles avaient débuté le match, soit sous l'emprise d'un climat de suspicion à l'encontre du Bulgare. Depuis son sacre de San Luis, Topalov et son manager Danailov étaient accusés de connivence durant les parties.
Le résultat de cette campagne de déstabilisation orchestrée en coulisses fut « visible » dès la première ronde. La scène était surréaliste. Elle n'aurait pas déplu à Fischer. Un paravent de verre était posé à l'avant-scène. Il était translucide, côté public, et opaque, côté joueurs.
Son rôle était donc d'empêcher que les joueurs puissent échanger des regards avec les spectateurs, ou bénéficier d'une « quelconque assistance extérieure », selon l'expression employée par Makropoulos.
Ce paravent singulier faisait figure de symbole. Il préfigurait la tournure qu'allaient prendre les débats. Il avait surtout le don d'accréditer les plus folles rumeurs à l'encontre du Bulgare...
Makropoulos ne manqua pas de souligner que ce fameux paravent « était apparu sur la scène suivant une demande de M. Hensel » [le manager de Kramnik], ajoutant que « ce n'était pas une clause du contrat [signé par les joueurs], mais nous avons satisfait la demande de M. Hensel. Il est possible que la partie adverse se soit sentie blessée, mais les décisions de la FIDE ne peuvent satisfaire les deux équipes à 100% ».
Le Toiletgate était en germes.

Un Kramnik mal préparé ?

En moins de 20 coups, après 18.Ca4 (Temps : 1h36 - 0h51), Vladimir Kramnik possède une position qui fait craindre le pire à une majorité de GMI.
  Dorfman pense que Kramnik est déjà « mort ».
  Seirawan dit à peu près la même chose.
  Pour Susan Polgar : « La position noire est très mauvaise. »
  Pour Eric Prié, spécialiste de ces lignes de la Slave : « la variante avec 4...Ff5 est très dangereuse pour les Noirs. »
  Seul Nigel Short garde espoir avec son : « Franchement, j'ai perdu des meilleures positions que celle-ci avec les Blancs. »

Diagramme ci-dessous, après 28.Cc3 Temps des Blancs : 1h03, Temps des Noirs : 0h25 minutes.

Le site officiel de Topalov est clair : « Lors de la partie numéro 8, Veselin a essayé de jouer aussi vite que possible afin de réduire le plus possible les possibilités de Vladimir Kramnik de se rendre en salle de repos et aux toilettes. »
Dans cette 9e partie, le Bulgare fait de même et dans la position du diagramme ci-dessous, après 31.Ce6, les Blancs ont encore 45 minutes à la pendule alors qu'il ne reste que 14 minutes au joueur russe.
Et comme si cela ne suffisait pas, Hiarcs 10 affiche une évaluation de +2.37 (!) en faveur de Topalov.

Et les Noirs abandonnèrent au 39e coup, dans la position suivante :

Et le jeu d'échecs dans tout ça ?

Perturbés que nous sommes par les petites affaires en dehors de l'échiquier, nous perdons de vue, je crois, le plus important de ce championnat du monde, c'est à dire les parties d'échecs.

Si aujourd'hui la communauté échiquéenne est partagée en deux groupes principaux - les pro-Topalov et les pro-Kramnik - ce n'est pas en fonction de la qualité des parties de l'un ou de l'autre des participants, mais plutôt en fonction des attitudes de chacun des joueurs et de leur entourage.

Cependant, si nous laissons le « ToiletGate » de côté, ainsi que toutes les ridicules accusations des uns et des autres, nous ne pouvons que constater la supériorité de Topalov sur l'échiquier. Par exemple, la partie numéro 8 montre à quel point des GMI, présents un peu partout sur les serveurs d'échecs, peuvent aussi être aveuglés par les péripéties survenues en dehors de l'échiquier. On en trouvera même capables de croire à un avantage blanc dans la position suivante :

Un forumeur a, je pense, très bien résumé la situation : « Je persiste à dire que si le joueur ayant les Blancs hier s'était appelé Piotrasevic avec 2350 Fide et avait joué les mêmes coups que Kramnik, les Seirawan, Polgar et compagnie ne se seraient jamais posés la question de savoir qui était mieux. » Cocovitsch sur France-Echecs.com le 06-10-2006 à 12h03.

Il reste bien entendu à déterminer la portée psychologique des « évènements » qui émaillent ce championnat du monde sur la force du jeu de Vladimir Kramnik, et certains penseront même qu'il est impossible d'en faire abstraction, mais pour ce qui concerne la qualité du jeu, à ce jour, Veselin Topalov est le plus fort.


Publié le 09/10/2006 - 12:00 , Mis à jour le 09/10/2006 - 12:45