Interview de Garry Kasparov
Ilyumzhinov et Kasparov | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)
Lors de l'Olympiade d'Istanbul, il a participé à l'assemblée générale de la Fide, et a discuté avec ses dirigeants.

Traduction de l'article publié sur le site chessbase.com

 

 

- Nous souhaitions d'abord vous parler d'échecs. Mais vous nous avez déclaré que la principale raison de votre présence à Istanbul était liée aux réunions visant à réformer la FIDE et à votre discours lors de l'assemblée générale, donc commençons par ça. Il semble que vous soyez devenu principalement un homme politique.

Bon, ce n'est pas un titre que j'apprécie mais le but de ma présence n'était pas les échecs et, comme la Russie a raté la médaille d'or, je n'ai pas très envie d'en parler.
 

- D'après les informations russes sorties après l'assemblée générale, il semble que vous soyez parvenu à un accord avec le président de la FIDE, Kirsan Ilyumzhinov, et la FIDE, quelque chose comme un armistice.

C'est absurde ou, à tout le moins, très exagéré. Les deux parties ont travaillé très dur et ont fait des concessions pour réussir ce qu'il fallait faire en terme de changement de règles. Ceci aurait dû être fait il y a longtemps. Ce n'était que des affaires, personne ne souhaitait la guerre. J'étais heureux de travailler avec les fédérations et notre conseil. Je soutiens la FIDE en tant qu'organisation et je veux qu'elle travaille mieux et plus pour ses fédérations membres. Je veux être une force positive de changement. Cette coopération n'a rien à voir avec ce que je pense de la manière dont Ilyumzhinov et son équipe gèrent la FIDE ou le fait qu'ils ne font pas très bien leur travail.


- Nous y reviendrons. Nos recherches ne nous ont pas permis d'apprendre grand chose sur ces réunions concernant les règles et en quoi elles sont liées aux procès de 2010 devant le TAS [Tribunal Arbitral du Sport], où elles trouvent leur origine. Nous avons des souvenirs pénibles de la tempête de communiqués de presse de la FIDE et du camp Karpov reçus pendant la campagne.

Je vais commencer par le principal résultat des réunions et du vote de l'assemblée générale qui en découla. Les règles électorales de la FIDE ont été mises à jour pour retirer les ambiguïtés et erreurs de langage. Les détails figureront dans les nouvelles règles. Les décisions du TAS étaient pleines de critiques et de fortes recommandations sur les règles très mal écrites de la FIDE. Il a rendu une décision en faveur de la FIDE uniquement car les règles ne définissaient pas précisément l'appartenance d'une personne à une fédération ! Et les règles qui définissaient les capacités du Président à influencer une élection étaient également vagues. Nous n'avons pas réussi à 100% mais maintenant les règles sont plus claires, plus transparentes et l'élection de 2014 ne sera pas comme le bazar confus et corrompu de Khanty-Mansiysk en 2010. Il y a eu des scandales au sujet des mandats, du recensement des présents, nos protestations ont été étouffées par les cris. Désormais, les règles concernant ces domaines et comment l'assemblée générale est organisée sont claires - dans les termes que nous demandions à Khanty Mansiysk. Nous devons avancer vers une organisation moderne et transparente. Nous avons besoin de règles claires et de respecter ces règles et non de céder aux caprices du puissant du moment.

Assemblée générale de la Fide | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)

- Nous n'avons pas écrit d'articles sur les cas portés devant le TAS et ses jugements, bien qu'ayant été inondés de déclarations et de communiqués de presse de toutes les parties. Pouvez-vous nous résumer quel était le sujet de ces procès et pourquoi certains dirigeants de la FIDE parlaient de mettre des amendes, faire des procès, voire exclure certaines fédérations parties aux procès ?

Je vais encore essayer d'être positif en disant qu'il ne faut pas reprocher à la FIDE le comportement de certains de ses membres vindicatifs. La FIDE devrait être gênée par le comportement de Yazici [NDLR : Président de la Fédération Turque] et ses menaces. Je vais être positif en disant que lui et les individus de son espèce sont dirigés vers la sortie, et leurs pratiques avec. Mon rêve pour la FIDE est qu'elle soit une organisation puissante et prospère avec des gens compétents, capables de travailler ensemble.

Deux cas étaient présentés devant le TAS mais ils ont rendu en fait quatre décisions. Le premier procès concernait la légitimité du bureau avec lequel travaille Kirsan, s'ils étaient ou non valablement membres d'une fédération. Et, mais les gens l'oublient, la 1ère décision rendue par le TAS l'a été à l'encontre de la FIDE, qui déniait la compétence du TAS. Donc quiconque se plaint que de l'argent de la FIDE ait été dépensé en procès devrait se demander pourquoi la FIDE a dépensé tant d'argent et de temps à tenter d'échapper à la compétence du TAS. La FIDE a perdu, et le TAS a continué à statuer sur le cas. Le verdict est en faveur de la FIDE, mais la décision du TAS explique clairement que les règles définissant l'appartenance à une fédération étaient si ambiguës et si mal écrites qu'il ne pouvait rendre une autre décision.

Le second cas était lié au premier et, là encore, c'est la FIDE qui a lancé la procédure, pas les fédérations. Insatisfaite des 35 000 Francs suisses accordés, la FIDE a contesté le montant accordé [par le TAS] et a perdu. A nouveau, de l'argent et du temps ont été dépensé sur décision de la FIDE. Ses dirigeants ont sans aucun doute dépensé plus à contester la compétence du TAS et le montant des dommages-intérêts qu'avec les recours engagés par les fédérations.

Le second cas, qui ne contenait qu'une décision, est un autre exemple de la FIDE gagnant un procès sur un point technique, dont l'origine se trouve dans des règles ambiguës. Ilyumzhinov a nommé de manière non appropriée des vice-présidents et les fédérations ont porté l'affaire en justice. La décision du TAS reconnaît spécifiquement ce point, en relevant que l'Angleterre et la Géorgie avaient des motifs légitimes de recours, mais que les règles n’étaient pas assez claires pour trancher en leur faveur. En fait, le texte de l'arrêt était si fort sur l'indigence avec laquelle les règles étaient écrites que, pendant l'assemblée à Istanbul, les représentants de la FIDE n'ont pas clamé victoire. C'est comme s'ils avaient été pris en train de voler, mais acquittés car le policier avait oublié de leur lire leurs droits. C'est pourquoi les fédérations se sont regroupées, avec l'aide du très compétent Ank Satens, de White & Case, pour ces nécessaires réformes des règles. Nous avons donc travaillé ensemble et fait ce qu'il fallait.

Ali Yazici | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)

Malheureusement, la FIDE a mis en scène toute cette histoire pour marquer des points sur le plan politique. Ils ont tenté de présenter ça comme une guerre opposant d'un côté les petites fédérations et celles des pays en développement, et de l'autre les grosses fédérations qui ont été à l'initiative des procès. Lors de l'assemblée générale, il y a même eu des demandes pour que Kasparov et Karpov paient et que les grosses fédérations fassent des dons.

[NDLR : selon le site chessvibes.com, c'est le délégué français Léo Battesti qui a suggéré que Karpov et Kasparov contribuent en versant de l'argent à la FIDE.

Nous avons reçu le démenti suivant de la part de Léo Battesti : « pourriez vous informer vos lecteurs du fait que j'ai jamais demandé à M. Karpov et Kasparov, de règler la prétendue dette à la FIDE. Je suis intervenu pour demander un report du débat une fois que nous aurons pu, les délégations et les joueurs concernés, faire un point et discuter ensuite avec l'exécutif FIDe pour trouver un éventuel accord. Le tout dans un état d'esprit d'ouverture, tel que l'avait défini dans son intervention, en début d'AG, M. Kasparov. Une vidéo publié sur plusieurs sites, prouvent la nature de mon intervention. A la lecture des éléments d'information apportés dans l'interview de ce même Kasparov, je pense que mon iniative était opportune. Elle permettra de clarifier la situation lors de la prochaine AG dans un climat moins passionnel et avec tous les éléments d'information. »]

Ilyumzhinov a déclaré que c'est en raison de ces procès que la FIDE n'a pas pu trouver de sponsors ! Premièrement, que s'est-il passé alors pendant les quatorze années avant les procès ? Deuxièmement, peu de gens ont entendu parler du TAS et des procès, ça a rarement été présent dans les principaux médias. Mais les sponsors, les PDG et les gens du marketing, les politiciens regardent CNN et savent se servir de Google ! Et quand vous effectuez une recherche Google sur Ilyumzhinov, vous voyez rapidement pourquoi ils ne souhaitent pas que leur entreprise ou pays ait quoi que ce soit à voir avec la FIDE.

Donc, tenter de me blâmer, de blâmer Karpov ou de blâmer les fédérations qui tentaient de résoudre un sérieux problème est une stratégie destructrice pour détourner l'attention des réels problèmes. S'ils voulaient éviter ces combats juridiques, ils auraient dû répondre à la lettre des fédérations et aux demandes de réformes plus tôt. Et si l'argent posait problème, pourquoi dépenser autant pour contester la compétence du TAS ? Ceci n'a rien à voir avec des fédérations contre d'autres. Améliorer les règles, rendre la FIDE plus transparente et plus réactive, c'est bon pour toutes les fédérations, grandes comme petites.

- Après tout ceci, que penser des comptes-rendus venant de sources au sein de la FIDE qui proclament qu'il y a eu un "armistice" avec Kasparov ?

Ces réunions et ce résultat étaient dans un but précis : réformer les règles mal écrites pour nettoyer le système. Il n'y a pas d'armistice car il n'y a pas de guerre. Nous souhaitons seulement que les élections à la FIDE concernent celui qui peut présenter les meilleurs plans pour rendre l'organisation plus forte et meilleure et qui a les meilleures idées pour promouvoir les échecs et aider toutes les fédérations à réussir. Si le système n'est pas équitable, si les règles sont ambiguës, alors toute l'attention se porte sur comment exploiter ces règles médiocres, au lieu de qui fera le meilleur travail pour le monde des échecs.

Écoutez, j'ai encore beaucoup de différences avec Kirsan Ilyumzhinov et la manière dont il dirige la FIDE et je sais que je ne suis pas le seul. Mais la meilleure manière de surmonter ces différences est de présenter de meilleures idées, de montrer un palmarès supérieur et de laisser les gens décider par eux-mêmes. Certains bureaucrates prospèrent uniquement dans des situations de conflit, tournant tout en une bataille interne qui ne peut que blesser la FIDE. Voyons s'ils peuvent construire quelque chose de réel, créer de la valeur pour les fédération, au-delà de sempiternels plans sur le futur qui ne se réalisent jamais, tout du moins pas pour les fédérations. Nous aurons toujours des désaccords ! Mais ne blessons pas les fédérations ou la FIDE ; parlons d'un réel leadership, de réels résultats, et améliorons les choses.

Assemblée générale de la Fide | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)

- En parlant de leadership, on se doit de vous demander si vous allez vous présenter à l'élection de 2014.

Ma réponse reste la même. Il ne s'agit pas de savoir si je suis candidat ; il s'agit de changer la FIDE en mieux. S'il y a un candidat qui peut promouvoir un agenda fort pour améliorer la FIDE et le monde des échecs et qui peut remporter cette élection alors je le soutiendrais. C'est ce que j'ai fait en 2010 quand j'ai soutenu Karpov, à la surprise de beaucoup. Malgré le peu de temps pour préparer et faire campagne, cette volonté de réforme a attiré de nombreux soutiens. Mais la liste n'était pas prête et les idées n'étaient pas claires ou pas bien présentées en raison du manque de temps. Maintenant, on a plus de temps pour construire la liste et tous les points du programme.

Si je pense être le seul capable de le faire, alors okay, je serai probablement candidat. Mais pour l'instant il n’y a pas de raison d'y penser, alors qu'il y a tant de choses à faire. Les activités et l'accroissement de la Fondation Kasparov pour les Échecs m'occupent une très grande partie du temps. J'ai passé beaucoup de temps à voyager autour du monde et à visiter des endroits où les échecs peuvent avoir l'impact le plus positif dans l'éducation. C'est le genre de travail que la FIDE pourrait faire mais, malgré tous les grands titres qu'ils publient, il n'y a rien derrière ; tandis que ma fondation apprend à jouer à des milliers d'enfants et obtient des centaines de milliers de dollars de sponsoring.

- Passons à l'Olympiade d'Istanbul. Quelles ont été vos impressions, même si vous ne voulez pas parler de la médaille d'argent russe au goût amer ?

L’Olympiade, dans une certaine mesure encore plus que le Championnat du Monde, est le trésor du monde des échecs. Ca ne fait pas les gros titres des journaux mais c'est merveilleux de faire venir autant de joueurs du monde entier pour un seul événement. Des équipes d'amateurs se frottent à l'élite mondiale et se battent très durement. C'était donc une réelle honte de voir d'aussi mauvaises conditions pour les joueurs et une pression financière criminelle sur les fédérations. Beaucoup de gens avec qui j'ai parlé étaient outragés par tout, les hôtels et le prix de la nourriture, la répartition des chambres médiocre et le lieu de jeu : à côté d'un aéroport plutôt qu'en centre-ville. Le coût pour envoyer une équipe était plus du double de celui de Khanty-Mansiysk ! Au lieu d'utiliser le grand nombre de participants pour obtenir de meilleurs prix, les fédération et les joueurs étaient une clientèle captive et se faisaient rançonner à la moindre occasion. Il y avait même un "droit de participation" de 100 euros par participant, avec de plus les fédérations saignées de 250 000 euros. C'est juste un exemple récent de prendre de l'argent au monde des échecs plutôt que de trouver des sponsors qui apportent de l'argent. C'est ironique car Yazici est l'homme qui a mené les attaques pour obtenir des réparations contre les fédérations qui avaient attaqué la FIDE.

Yazici, Ilyumzhinov et le ministre des sports | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)

Okay, laissons ça au passé et espérons que la leçon a été retenue. Je ne doute pas que les Olympiades de Tromso et Bakou seront excellemment organisées. Les organisateurs prendront cet honneur au sérieux et mettront en place un événement de très grande qualité, sans vouloir dépouiller les joueurs et les fédérations.

- Qu'avez-vous pensé du choix de votre ville natale Bakou pour l'Olympiade de 2016 ? Vous n'y êtes pas retourné depuis que vous et votre famille avaient été contraints d'en partir en 1990, exact ? Mais vous avez été vu à Istanbul en train de parler cordialement avec le Ministre des Sports azerbaïdjanais. Est-ce un autre armistice, ou n'en est-ce pas une ?

Non, je n'y suis pas retourné depuis et ça reste délicat d'imaginer y retourner. Mais ce qui m'inquiète le plus et qui devrait préoccuper tout le monde est que l'Arménie, l’équipe qui a remporté trois des quatre dernières Olympiades, pourrait ne pas participer. Ce serait une réelle tragédie si ça devait arriver et j'espère qu'une solution sera trouvée. C'est toujours triste quand la politique interfère avec le sport, mais nous avons vu des exemples de sport ayant un impact positif sur la politique, aussi pouvons nous rêver de ceci. Et si je peux aider dans ce processus, je ferai tout ce que je peux.

- En parlant de cette médaille d'or, comment réussissent-ils à chaque fois ? De toute évidence, ils ont une forte équipe, à laquelle s'est joint Movsesian, donc peut être la question est comment se fait-il que la Russie, tête de série n°1, réussit à trouver à chaque fois une manière différente de rater la médaille d'or ?

En vérité, Movsesian a déjà joué pour l'Arménie lors des Championnats d'Europe. Concernant la Russie, la médaille d'argent au départage n'est pas un crime, selon moi ! Bon, d'accord, pour la Russie toute autre chose que l'or est un échec et les joueurs sont toujours conscients de ceci. C'était ainsi à mon époque dans les équipes soviétiques et russes et ce genre de pression n'est pas toujours agréable. J'ai été doublement bouleversé car mon ancien coach Yuri [Dokhoian] était là en tant que capitaine de l'équipe. Il a déjà bâti une équipe féminine victorieuse et il est passé si près ici. Je pense qu'ils se sont relâchés après avoir battu l'Ukraine (à la 8e ronde), vous savez, ils ont pensé "okay, on a joué les adversaires les plus durs" et ils se sont relâchés contre les USA (à la 9e ronde). Bien sûr, l'équipe américaine est désormais une équipe très forte mais, contrairement à l'Ukraine, la Chine ou l'Arménie, il y a un grand écart entre les joueurs. Donc peut-être que la Russie s'est relâchée et nous avons vu ce qui est arrivé. Et bien sûr, il ne faut pas oublier que la Russie a obtenu la médaille d'or dans la compétition féminine, je les en félicite, ainsi que l'équipe mixte pour sa médaille d'argent et Karjakin et Jakovenko pour leur médaille individuelle.

Aronian (ARM)-Kramnik (RUS) ronde 6 | Photo www.chessolympiadistanbul.com (DR)

En ce qui concerne l'Arménie, on ne peut pas parler de chance après trois médailles d'or en 6 ans ! Ils ont perdu contre la Chine mais sont revenus et, encore une fois, l'équipe a fait preuve d'un grand fighting-spirit. Ce n'était pas la meilleure équipe sur le papier, mais ils ont fait preuve de beaucoup de combativité. C'est incroyable que Movsesian ait le pire score de l'équipe arménienne mais il a remporté deux victoires décisives face à Grischuk et Almasi. Il réussit sous la pression ! Vous ne voyez pas souvent un héros avec un score de [seulement] 50% ! C'est bien qu'ils aient changé l'attribution des médailles et qu'elle soit en fonction de la performance. Aronian a décroché l'or avec la meilleure performance et 7 points sur 10. Lors de ma dernière Olympiade, j'avais la meilleure performance mais je n'ai pas obtenu de médaille avec 7,5/9 ! En passant, il est ridicule que personne n'ait été sûr de qui gagnait après la dernière ronde. Il est apparu que les règles sur le départage sont mal écrites et ambiguës. Quel symbole ! Et même quand est apparu clairement ce qu'elles essayaient de vouloir dire, il y a encore de la place pour de la confusion si deux adversaires de l’équipe finissent tous les deux avec le plus faible nombre de points. Il n'est pas difficile d'imaginer un autre procès en raison de ce manque de précision. Une ambiguïté à la fois grammaticale et logique! C'est exactement ce qu'il appartient au TAS de trancher.

- Avez-vous pu suivre quelques parties ? Qu'est ce qui a retenu votre attention ?

J'ai toujours regardé les parties au sommet. C'était un plaisir de voir le retour du grand Vassily [Ivantchouk] ! Quelle attaque dans sa dernière partie !

Ivanchuk-Wang Hao
Ivanchuk-Wang Hao après 21.f5!

21.f5! est très joli. Et plusieurs coups de l'attaque sont durs à voir pour un humain. Psychologiquement, 26.h8=D! et 28.dxe5 sont difficiles car ils donnent plus d'espace au Roi noir. Ivantchouk est un des joueurs que nous devrions apprécier pour son immense talent et son appétit sans fin pour les échecs.


 


 


Publié le 16/09/2012 - 13:07 , Mis à jour le 17/09/2012 - 10:31
Les réactions (12)
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MITAL - 20/09/2012 20:03
Bonsoir,
Pour être trés objectif ; il faut bien analyser ce qu'à dit ce grand joueur d'Echecs.Corrélativement et si vous êtes abonné à Europe-Echecs depuis belle lurette, La Fide stagne ,baigne dans un laxisme incroyablement irrespectueux envers le "noble jeu" ...Qu'importe si Kasparov a un objectif personnel ?!, si ce n'est qu'à parfaire et donner au jeu d'Echecs toute sa place qu'elle doit avoir. Qui de mieux que lui :
Mr Kaparov en tant que vivant peut faire évoluer les choses au sens positif.D'autant plus, que ce qui est écrit est trés clair,La conclusion est:
Ce n'est pas Mr Kasparov qui va suivre une ligne rectiligne polico-perso sur les Echecs, mais l'inverse, la passion des Echecs de cet homme va amener Mr Kasparov à suivre la ligne des 64 cases que représente(Fife, Féderations, mécenes), ou tout simplement ce que représente ce jeu et sport en vraies valeurs humaines dans nôtre monde en pleine mutation.

SPYKID - 20/09/2012 17:41
Kasparov suit une logique qui est celle du pouvoir qui peut être noble si elle n'est pas principalement personnelle.
Espérons qu'il changera, car pour le moment c'est un parcours rectiligne digne d'un politicien classique, dont l'ambition personnelle est souvent le moteur suprême.

SPYKID - 20/09/2012 17:38
En 2005 il stoppe officiellement sa carrière de joueur après le tournoi de Linares. Pour immédiatement entrer en politique en Russie. Aujourd'hui il fait énormément de Com et vend ses conférences entre 50000 et 100000 euros, ce qui est son droit.
Le parcours de Kasparov est axé depuis toujours autour du pouvoir et d'une notoriété qui peuvent se transformer en monnaie sonnante et trébuchante.Son combat avec Karpov a pu faire croire en 2010 qu'il cherchait réellement à faire bouger les lignes, malheureusement si Karpov n'a récolte que 44 voix c'est en parie du à la détestation qu'inspire Kasparov qui n'a pas beaucoup d'empathie vis-à-vis des autres joueurs d'échecs.

SPYKID - 20/09/2012 17:32
Les hommes peuvent changer, il faut laisser le bénéfice du doute. Depuis longtemps Kasparov est dans une logique uniquement d'ambition personnelle, déjà en 1986 à Dubaï, puis avec la GMA (Grandmaster Association qu'il a contribué avec Karpov et Bessel Kok à créer) et qu'il s'est empressé de détruire lorsqu'il fut mis en minorité en 1990 à Murcia.
Ensuite il a tenté de détruire la Fide en organisant les confrontations en dehors de celle-ci. En 1994 il s'allie à son ennemi Campomanes avec l'aide en sous-main d'Illioumjinov qui avait racheté son trophée du match de 1990, afin de lui assurer son élection. Ce n'est qu'à partir de sa défaite contre Kramnik en 2000 qu'il commence à réaliser sa solitude.

Koulane - 20/09/2012 13:08
Pas d'accord avec barruntax. Kasparov est toujours un très grand joueur qui, s'il rejouait au plus haut niveau, serait dans le top 12 des meilleurs du monde (+ de 2750) et après 2-3 ans dans le top 5. Son ambition est de réformer la FIDE. Il faut relire l'interview sans avoir d'à priori. Dire que tout va bien dans le monde des échecs actuellement avec l'équipe dirigeante en place est se voiler la face. Karpov et Kasparov savent ce qui est bien pour le jeu des Rois.