Lichthof Chess Champions Day
Le 22 août 2006, le Crédit Suisse organise à Zurich une compétition exclusive réunissant Garry Kasparov, Anatoli Karpov, Viktor Kortchnoï et Judit Polgar, s'affrontent tour à tour lors de six « Anniversary Matches ». Garry Kasparov et Anatoly Karpov remportent ce mini tournoi.

Les principales confrontations seront transmises en direct sur Internet.
Lieu: Lichthof, Paradeplatz, Bahnhofstrasse 8, Zurich http://150.credit-suisse.com Parties de 5 minutes plus 3 secondes par coup. Matches aller-retour. Ensuite, les champion donneront une simultané contre 80 joueurs.

Rounde 1

  Kasparov, Garry - Korchnoi, Viktor 1-0
  Polgar, Judit - Karpov, Anatoly ½-½

Rounde 2

  Karpov, Anatoly - Korchnoi, Viktor 1-0
  Polgar, Judit - Kasparov, Garry 0-1

Rounde 3

  Kasparov, Garry - Karpov, Anatoly ½-½
  Korchnoi, Viktor - Polgar, Judit 0-1

Rounde 4

  Karpov, Anatoly - Polgar, Judit 1-0
  Korchnoi, Viktor - Kasparov, Garry ½-½

Rounde 5

  Kasparov, Garry - Polgar, Judit 1-0
  Korchnoi, Viktor - Karpov, Anatoly 0-1

Rounde 6

  Karpov, Anatoly - Kasparov, Garry ½-½
  Polgar, Judit - Korchnoi, Viktor 1-0

Classement final

1. Kasparov, Garry g RUS 2812 4.5
2. Karpov, Anatoly g RUS 2668 4.5
3. Polgar, Judit g HUN 2710 2.5
4. Korchnoi, Viktor g SUI 2600 0.5

Garri Kasparov, la référence en matière de stratège, compare dans une brève interview le manager au joueur d'échecs et insiste sur la nécessité de toujours innover. Voici un extrait de « La recette du succès repose sur l'innovation. » :

Les joueurs d'échecs passent pour être introvertis, même s'ils se trouvent souvent sous les feux de l'actualité. Qu'en pensez-vous?
Le mythe du joueur d'échecs introverti est en effet solidement entretenu, mais il reste un mythe. De grands écrivains comme ­Nabokov et Zweig ont imaginé des joueurs d'échecs d'un genre particulier dont on garde le souvenir grâce, notamment, au ­talent de leurs créateurs. Il se peut que ­certains éléments aient été empruntés à la réalité, mais ce sont toujours les cas ex­trêmes les plus noirs qui retiennent l'attention. Les joueurs d'échecs sont pour la plupart des êtres sociables et sympathiques qui ne risquent pas plus de se jeter un jour par la fenêtre que les courtiers en Bourse ou les hommes d'affaires. Je me place naturellement dans cette majorité et n'ai aucun intérêt à répandre le mythe du génie original et solitaire. Je n'ai d'ailleurs jamais ren­contré de tels joueurs, mais je dois admettre que je n'avais que neuf ans lorsque Bobby Fischer s'est retiré du circuit.

Vous prononcerez un discours après le tournoi. Quel en sera le thème?
Il me paraît indiqué de parler du rôle de ­l'innovation dans la croissance. Se maintenir au sommet et rester à la pointe du progrès est plus difficile que de s'y hisser. J'ai été numéro un mondial des échecs pendant vingt ans. C'est seulement en me lançant sans cesse de nouveaux défis que j'ai pu tenir aussi longtemps. Cette capacité est tout aussi essentielle pour une entreprise que pour un individu. Se reposer sur ses lauriers ou se satisfaire de la place de second conduit inéluctablement à la catastrophe. Celui qui ne se trouve pas au sommet de la courbe du développement et de l'innovation ne voit pas ce qui l'attend. Faute d'innovation, la re­nommée n'est rien de plus que le fruit d'un passé révolu.

L'interview complète se trouve sur http://emagazine.credit-suisse.com et dans la revue Europe-Echecs du mois de septembre.


Publié le 22/08/2006 - 16:50 , Mis à jour le 22/08/2006 - 18:12