Matches des candidats : demi-finales
Les demi-finales se sont finalement décidées en parties blitz. Grischuk élimine Kramnik 1,5 à 0,5 et Gelfand élimine Kamsky 2,0 à 0,0. Rendez-vous pour la finale à partir du 19 mai à 13 h 00.

Le tirage au sort des couleurs pour tous les tours a été effectué au cours de la cérémonie d'ouverture de l'évènement. Dans le tableau ci-dessous le premier joueur a les pièces blanches dans la première partie. Le vainqueur des matchs des candidats 2011 défiera le champion du monde, l'Indien Viswanathan Anand, dans un match en 12 parties qui aura lieu au cours de la première moitié de 2012. Site de la Fédération Internationale des Échecs

Site officiel avec parties en direct à partir de 13 h 00 heure française.
Les principaux sites qui retransmettent habituellement les parties en direct ont sorti l'artillerie lourde pour ces matchs de candidats:

  • Yasser Seirawan, Alex Yermolinsky, Larry Christiansen, Joël Benjamin et Loek Van Wely sont présents sur Internet Chess Club
  • Toute l'équipe de Chess-evolution.com composée de Sébastien Feller, Christian Bauer, Arkadij Naiditsch, Etienne Bacrot et Sébastien Mazé commente sur Chessdom.com A noter cependant que c'est le MI Yannick Gozzoli qui commentait la première partie des demi-finales.
  • Sur Playchess.com les commentaires sont de Jan Gustafsson, Sam Collins, Daniel King, Dejan Bojkov et Loek Van Wely.
  • La Fédération Russe des Echecs propose un streaming avec commentaires en russe et même pour iPad & iPhone !
  • Selon Mark Crowther du site The Week In Chess, les joueurs sont encouragés à parler russe lors des conférences de presse (et non pas anglais), tous les participants étant russophones.
  • D'autres informations et photos sur le site d'Eugene Surov Chess-news.ru
     

Résultats des demi-finales des matchs des candidats

Nom
Pays
Elo
01
02
03
04
05r
06r
07r
08r
09b
10b Score
Alexander Grischuk RUS 2728 ½ ½ ½ ½ ½ ½ ½ ½ 1 ½ 5.5
Vladimir Kramnik
RUS
2785
½ ½ ½ ½ ½ ½ ½ ½ 0 ½ 4.5


 

Nom
Pays
Elo
01
02
03
04
05r
06r
07r
08r
09b
10b Score
Gata Kamsky
USA
2732
½ ½ ½ ½ ½ ½ 1 0 0 0 4.0
Boris Gelfand ISR 2733 ½ ½ ½ ½ ½ ½ 0 1 1 1 6.0
Les premiers matchs sont prévus en quatre parties classiques (la finale sera jouée en six parties), à la cadence de 120 minutes pour les 40 premiers coups, 60 minutes pour les 20 suivants, puis quinze minutes pour le reste de la partie avec un incrément de 30 secondes par coup à partir du coup numéro 61. En cas d'égalité seront jouées quatre parties de 25 minutes avec un incrément de dix secondes par coup, et s'il y a encore égalité, des mini-matches de deux parties blitz de cinq minutes avec un incrément de trois secondes par coup. Un maximum de cinq mini-matches peuvent être joués. Si après dix parties blitz il n'y a aucun gagnant, on recourra au blitz Armageddon avec cinq minutes pour les Blancs et quatre minutes pour les Noirs, avec un incrément de trois secondes à partir du 61e coup, et où les Noirs gagnent si la partie se termine par la nulle.

Gata Kamsky sur sa page Facebook a écrit: « C'était un match fantastique. Je me suis battu, en essayant tout ce qui était possible de faire et j'ai été très très près de la victoire. Bonne chance aux finalistes ! »

Zurab Azmaiparashvili a immédiatement attiré l'attention sur le fait que 2012 n'excluait pas un match pour le titre de champion du monde d'échecs entre deux joueurs de plus de quarante ans: Anand est maintenant âgé de 41 ans et Gelfand 42. « Il semble que nous sommes de retour au XIXe siècle » a déclaré le grand-maître géorgien. « D'un point de vue commercial la FIDE préfèrerait voir Grischuk gagner le match final des candidats. » a-t-il ajouté.

Extrait de la conférence de presse après les tie-break.

Grischuk: « C'était un match difficile, très difficile. J'ai joué cinq parties avec les Noirs et une avec les Blancs, de sorte que c'était assez difficile. Dans certaines parties j'ai eu de la chance, dans certaines j'ai bien joué. Je pense que dans les blitz j'ai vraiment bien joué. J'ai gagné et je suis très heureux. »

Interrogé sur son habituelle retard à la pendule, Grischuk a répondu:

« Je pense que la seule chose que vous pourriez dire c'est qu'il y a des gens qui sont des sprinters et d'autres qui sont des marathoniens. Pour certaines personnes il est plus facile de maintenir une même concentration à un niveau plus ou moins élevé pendant les quatre ou cinq heures d'une partie, alors que pour d'autres il est plus facile de rester concentrés une demi-heure, une heure - mais avec une concentration maximale. Peut-être que c'est une des raisons de mon retard au temps. »

Grischuk a été interrogé en outre sur sa stratégie de ne jouer [réellement] qu'avec les Noirs:

« Eh bien, tout d'abord, il est étrange de critiquer ma stratégie maintenant. Je comprends que si j'avais perdu alors bien sûr toutes sortes de choses auraient pu être dites - vous n'êtes pas un homme, et bien d'autres choses. J'ai joué quelques parties avec les Blancs, mais sans grand succès. Ce n'est pas si facile de battre Vladimir Kramnik. »

Gelfand: « Que puis-je dire? Aujourd'hui, dans l'ensemble, la qualité des parties de notre match a été très faible, mais la chance était de mon côté. Parce que dans les quatre premières parties il y avait de grosses erreurs - erreur après erreur - avec les Blancs, en général. Peut-être que c'est le pire match que j'ai joué en tie-break. Mais la chance était de mon côté. C'est tout, les nerfs et la chance. L'essentiel était de passer. J'ai réussi, avec une énorme quantité de chance. »

Un journaliste a ensuite demandé pourquoi on parlait moins des joueurs de son âge :

« Je pense que tout simplement il y a une nouvelle vague - de la presse, il est plus intéressant d'écrire sur les jeunes. Que peut-on écrire sur moi ou Ivanchuk - nous sommes là depuis si longtemps déjà. Mais Anish Giri et d'autres - ils sont jeunes, inconnus, il est donc intéressant d'écrire à leur sujet. Cela donne l'impression que le jeu d'échecs est jeune, que nous nous ne sommes plus capables de jouer, que nous ne sommes plus que des anciens combattants.»

Dernière question: Comment Gelfand et Grischuk ont-ils réussi à atteindre la finale:

Gelfand: « Qu'il y a-t-il à expliquer ? Les échecs sont un sport - un jour un sportif gagne, un autre jour c'est un autre - il ne faut pas en tirer de conclusions définitives. Tous les joueurs d'échecs qui sont réunis ici sont de très bons joueurs. Et ils étaient tous prêts. Il s'est avéré que tel et tel joueur a gagné, mais vous devez comprendre que cela aurait aussi pu se passer différemment. »

Grischuk: « Et j'ajouterai. Il est très à la mode de critiquer le système de qualification, mais si vous revenez à l'origine des compétitions, les Jeux olympiques en Grèce antique et par la suite, elles cherchaient d'abord à identifier la personne la plus forte. Mais maintenant les gens commencent par désigner le plus fort au début, par exemple Aronian, et puis si, à Dieu ne plaise, il ne gagne pas, le système est considéré comme mauvais. »

Source www.chessintranslation.com




Le résumé des départages de la demi-finale

Hier soir, lorsque les joueurs sont arrivés à la conférence de presse, l'arbitre en chef, M. Ignasius Leong, a effectué le tirage au sort des couleurs des départages. Boris Gelfand et Vladimir Kramnik ont les Blancs dans la première partie rapide.

Parties N° 1 « Je pense que nous sommes tous en train d'assister à l'enterrement des échecs classique. » Et si Alexander Grischuk avait raison ? Dès la première partie du départage, plus de théorie sur 20 coups sinon des parties anglaises qui débouchèrent en quelque coups sur les positions inédites. En revanche, la tendance qui avantage les pièces noires depuis le début des matchs des candidats se confirme et que ce soit dans la partie Gelfand - Kamsky ou Kramnik - Grischuk, les Noirs ont obtenu une excellente position, avec sur chaque échiquier un pion passé noir sur la colonne 'a'. Grischuk avait même un pion (doublé) de plus, mais, comme Gelfand, il accusait plus de 5 minutes de retard sur leur adversaire. Boris sentant le danger, sacrifia une Tour pour prendre le perpétuel. De son côté, Kramnik récupéra son pion et les deux parties s'achevèrent par la nulle pratiquement en même temps.

Parties N° 2 Une Sicilienne Najdorf pour Kamsky - Gelfand et un Gambit Dame avec 5.Ff4 pour Grischuk - Kramnik. La routine quoi... Sauf que Grischuk rejoua la partie Radjabov,T (2744)-Kramnik,V (2785)/Kazan RUS 2011 ½-½ (39) et proposa nulle [acceptée] au 14e coup ! A cette allure là, mon cher Alexander, ce sont les échecs tout court que l'on va enterrer !
Pour couronner le tout, sur l'autre échiquier Gelfand rata le gain d'une pièce en un coup après 19.exf5?? et joua 19...Fxf5? au lieu de 19...Fxd5! 0-1 La partie ira jusqu'au 30e coup et nulle sur proposition de Gelfand.

Parties N° 3 Les troisièmes parties débutèrent comme les premières, sur le thème de l'Anglaise. Rien à signaler du côté de Kramnik - Grischuk, mais par contre, dans la partie  Gelfand - Kamsky, Gelfand, qui a raté une gain dans la partie précédente, gaffe par 16.a3??, une erreur que Kamsky ne laissera pas passer en répliquant par le très fort 16...c4! Malgré quelques tentatives d'ériger une forteresse, l'Israélien ne put éviter la défaite. Entre-temps, Kramnik avait obtenu un pion passé sur l'aile-dame, mais le plus inquiétant était le retard important à la pendule de Grischuk: 54 secondes contre plus de 7 minutes pour Kramnik ! Avantage insuffisant cependant contre un blitzeur tel que Grischuk et la partie fut déclarée nulle en finale de Rois et un pion sur la colonne 'g' pour Kramnik.

Parties N° 4 Evidemment, à l'entame de cette 4e partie rapide, Gelfand, avec les pièces noires, avait le couteau sous la gorge et une victoire était impérative. Kamsky n'est pas du genre à fuir le combat et les joueurs proposèrent une Sicilienne avec un rapide Db6.
Quant à la partie Grischuk - Kramnik, un gambit Dame avec 5.Ff4, il fut déclaré nul en 8 coups ! La critique est facile, même si Grischuk est le joueur qui a joué le plus d'heures. Sans doute est-il très fatigué.
Toujours est-il qu'après 14 coups dans une Sicilienne inhabituelle, Kamsky et Gelfand avaient quitté les bases de données, les Noirs n'étaient pas mal du tout, et tout était encore possible pour Gelfand, qui possédait 5 minutes d'avance. 14'00 - 19'00". L'Israélien n'hésita pas longtemps avant de jouer la fameuse poussée thématique de la Sicilienne: 16...d5!? Kamsky conserva la position plus ou moins fermée en ne prenant pas en d5 et Gelfand rattrapa son adversaire au temps pour trouver une bonne façon de continuer. 21...Fxa3 ne semblait pas nécessaire et après 23.Fc4 Ca5?! les moteurs donnaient même l'avantage à Kamsky. Un avantage de courte durée, puisque Kamsky ne vit pas le gain d'un pion par 25.Fxf7+ et préféra 25.Dh5. Après 26.Fd5 l'avantage avait changé de camp, la tension et la fatigue altérant de toute évidence le niveau des parties. 28.Fg1? est une faute et Gelfand se retrouve avec un pion de plus et deux énormes pions passés centraux ! Kamsky obtient une finale de Tours, mais avec 3 pions de moins, et le «vieux» Gelfand égalise !




Le résumé des quatrièmes parties de la demi-finale

Gelfand - Kamsky : Défense Grünfeld 4.Fg5 ½-½ (23)
C'est une nouvelle fois l'Américain Gata Kamsky qui innova. En laissant le pion b7 en prise par 17...Cd7!?, Boris Gelfand a dû commencer à réfléchir, alors que Kamsky continuait à jouer pratiquement à tempo. Après 19...Tac8, la pendule de l'Américain affichait fièrement 1 h 55 ! Néanmoins, nous étions loin des complications de la défense Sicilienne d'hier et la partie s'annonçait soit très technique, soit nulle rapide. Surtout que les Dames pouvait être échangées à n'importe quel moment depuis le 18e coup... et c'est ce qui fut fait par 22.Dxe6
Finalement Gelfand échangea la dernière pièce mineure et les joueurs se donnèrent rendez-vous demain pour les départages !

Kramnik - Grischuk : Anglaise symétrique ½-½ (44)
Vladimir Kramnik a démontré (à nouveau) que ses connaissances théoriques sont supérieures à celles d'Alexander Grischuk. Ici encore, Kramnik récita sa préparation jusqu'à placer sont innovation 13.Te1. Temps: Blancs= 1 h 50 ; Noirs= 1 h 08, après la réponse de Grischuk 13...Td8. Ce n'est qu'après 14...Fe7 que Vladimir Kramnik fit une première pause. Une position critique surgit quand Alexander Grischuk sacrifia un pion b7 par 15...Dc5. Kramnik n'hésita pas longtemps avant de s'emparer du butin. Longue réflexion de Grischuk, puis 16...0-0. Temps: Blancs= 1 h 30 ; Noirs= 0 h 39. Commentaire du GMI Sergey Shipov: « C'est facile de sous-estimer une puissante paire de Fous, mais plus difficile de les apprivoiser quand ils saccagent votre position. » Toujours est-il que Kramnik prit son temps après le 16e coup noir: plus de 30 minutes. Pour la première fois depuis le début du match, les Noirs [Grischuk] avaient une bonne position ! Jan Gustafsson déclarait: « Soit la partie va être nulle dans quelques coups, soit Alexander Grischuk va tenter de gagner le match aujourd'hui. » Temps après 21...Tc8: Blancs= 0 h 35 ; Noirs= 0 h 18. 24...Db2 n'avait pas les faveurs des commentateurs, ni des moteurs et 26.Fg4?! encore moins ! Blancs= 0 h 20 ; Noirs= 0 h 10. La partie entrait dans sa phase critique, quand, avec moins de 5 minutes, Alexander Grischuk joua le moins fort 28...Fg7 alors que 28...Tg7 laissait les Blancs avec des problèmes. Après 30...Tg8?! les Blancs auraient pu prendre l'avantage par 31.Cf4!, mais jouèrent 31.Td8. Survint ensuite une liquidation, puis les joueurs répétèrent deux fois les coups pour atteindre le contrôle du temps... La position était totalement égale. Kramnik prit son temps avant de décider de continuer ou pas... et nulle par répétition.

La phrase d'Alexander Grischuk après la 3e partie. « Je pense que nous sommes tous en train d'assister à l'enterrement des échecs classique. »


Le résumé des troisièmes parties de la demi-finale

Grischuk - Kramnik : Défense Petrov ½-½ (25)
Et une Petrov ! Kramnik chasserait-il donc sur les terres de Boris Gelfand ? Toujours est-il que l'ex-champion du monde innova le premier avec 15...Te7, évitant de répéter une partie Leko,P (2751)-Kasimdzhanov,R (2695), Nalchik 2009, qui avait mal tourné pour les Noirs. Après 17...Td8, Grischuk fit une longue pause avant de continuer. Les Noirs ont joué 19...h6 pour permettre au Roi d'aller en f8 pour ensuite contester la colonne 'e', et même si la position blanche est plus agréable à jouer, les Noirs sont solides. Jouer 22.Te5 demanda énormément de temps à Grischuk et après 23.Df4 les pendules affichaient: Blancs= 0 h 29 ; Noirs= 1 h 30 ! Les Blancs ne pouvant progresser, le partage du point fut signé après 25.Fb3.


 
Kamsky - Gelfand : Sicilienne Najdorf 6.Fe3 ½-½ (54)
Kasmky est arrivé avec une petite surprise dans son sac: 8.h3, contre la Sicilienne Najdorf de Gelfand, ce qui plongea immédiatement l'Israélien dans une réflexion de 20 minutes pour jouer 8...Fe6. Après le grand roque blanc, la partie s'annonçait des plus intéressante... Kamsky, certainement arrivé au bout de sa préparation, fit une pause avant de lancer 14.h4!?. Gelfand s'empara du pion d5 par 15...Cbxd5 mais Kasmky avait du jeu sur l'aile-roi (le Roi noir était encore au centre), pour compenser cette petite perte matérielle. Temps après 17.g5: Blancs= 1 h 07 ; Noirs= 0 h 36. Méthodiquement, Kamsky plaçait ses pièces en vue d'une attaque au centre. La position devenait peu claire et Gelfand devait en plus commencer à gérer la pendule. Temps après 26...Fd6 27.Dg1!?: Blancs= 0 h 27 ; Noirs= 0 h 12. Gelfand répondit alors à tempo 27...Fb8?! et commit ainsi sa première erreur ! Et sur le 28.Fd3 de Kamsky, Boris Gelfand craquait sous la pression en jouant le fautif 28...Dh5? Aussitôt, les moteurs d'analyses accordaient +3.50 à l'Américain avec la suite: 29.Fxc4! dxc4 30.Db6. Cependant Kamsky n'est pas une machine et répliqua par 29.Dh1?! avec une position toujours aussi compliquée. Temps après 30...Te8: Blancs= 15 minutes et 30 secondes ; Noirs= 8 minutes et 29 secondes. Gelfand venait de passer près de la correctionnelle ! En zeinot réciproque, ce fut au tour de Kasmky de se tromper par le perdant 37.Fe3??, avant que Gelfand ne lui rende la pareille en ratant le coup gagnant 38...Dh5 0-1 et joua 38...Df5? Les joueurs, pas assez exsangues par toutes ces émotions, ont encore joué quelques coups dans la finale à 4 Tours et pions. Nulle au 54e. Quelle partie !












Le résumé des deuxièmes parties de la demi-finale

Gelfand - Kamsky : Défense Grünfeld 4.Fg5 ½-½ (66)
12...cxd4?! (selon le GM Naidisch) est moins bon que le classique, dans cette position, 12...b6, déjà joué dans une partie Gross-Wolff, Las Vegas 1992, nulle en 41 coups. Il faut avouer qu'après 16...Ca5 la position de Gelfand est agréable. A tel point que le joueur israélien forca l'échange des Dames par 17.Dc7. Un Fg7 à l'horizon bouché, un Ca5 à la bande, le contrôle total de la colonne "ç", les Blancs avaient évidemment l'avantage. Temps, B: 1 h 19 - N: 0 h 44. 21.Fg3 plongea à nouveau Kamsky dans une longue réflexion et après 21...Fh6 l'Américain n'avait plus que 30 minutes atteindre le premier contrôle du temp. Temps, B: 0 h 47 - N: 0 h 18, après 25...b5, avec un avantage pour Gelfand qui grossissait à vue d'oeil, jusqu'à 29.e4?! qui arrivait trop tôt et Kamsky reprit espoir. Les derniers coups avant le contrôle furent joués rapidement, mais la position était égale.
Gata Kamsky a une nouvelle fois démontré qu'il était un maître de la défense.


Kramnik - Grischuk : Anglaise symétrique ½-½ (56)
Les connaissances théoriques sont poussées à l'extrême dans ce match. Ici, Kramnik avait 1 h 38 à la pendule après 10.cxd6 en passant (lire la suggestion de supprimer la prise en passant dans l'extrait de la conférence de presse ci-dessous) et joua aussi très vite l'amélioration 11.Ff4, par rapport à une partie Lida Garcia,F (2049)-Pierrot,J (2450), Mar del Plata 2008, 0-1 (31), qui s'était poursuivie par 11.d5. Ce n'est que lorsque Grischuk joua 11...Ca5, que l'ancien champion du monde commenca à réfléchir. 16.Dd2 permit à Grischuk de rapatrier son Cavalier a5 en e7. Temps, B: 0 h 48 - N: 0 h 16, après 18...Dxd4. Un échanges Dames plus tard, Kramnik s'empare d'un pion (provisoirement ?) et après 28...Cd6, il ne restait plus que 9 minutes à Grischuk contre 32 pour Kramnik. Le Cavalier bloqueur remplissait parfaitement son rôle, mais avec seulement 3 minutes au 34e coup. Grischuk joua cependant à la perfection les coups suivants, trouvant de l'activité pour sa Tour et un Cavalier meilleur que le Fou des Blancs. Avec seulement quelques secondes, Grischuk trouva le très bon 39...f6! On le sait, Kramnik n'est pas du genre à donner le demi-point facilement, et encore moins avec un pion de plus. Cependant, la défense Grischuk fut exemplaire. Par exemple, placez l'astucieux 51...Txa4!! sur un moteur et regardez-le s'affoler avant de comprendre. Grischuk, lui, sait que la finale Dame contre pion f est nulle ! 

Extraits de la conférence de presse

Vladimir Kramnik: Finalement j'ai obtenu l'avantage, mais c'était difficile de l'emporter. J'ai un peu mal joué et j'aurais pu causer plus de problèmes avant le contrôle du temps. Ensuite la position était nulle. Les Noirs doivent toujours faire très attention, mais objectivement c'est nulle. La voie choisie par Alexander est la plus forcée, pas la seule, mais définitivement la plus jolie.
 
Alexander Grischuk: Oui, j'ai obtenu une position difficile et ennuyeuse. J'étais heureux quand j'ai pu donner un pion pour une position défendable et de l'activité pour ma Tour. J'ai alors pensé que la nulle n'était pas loin et finalement c'est ainsi que la partie s'est terminée.
 
Boris Gelfand: Les Blancs ont obtenu un grand avantage après l'ouverture et avant le contrôle du temps. Ensuite j'ai mal joué, au lieu de 27.Cc3, 27.Cc5 était beaucoup plus fort, et puis Gata a très bien défendu.
 
Gata Kamsky: Je suis d'accord. J'étais totalement perdu, mais après 29.e4 les Noirs sont OK je pense.

Le résumé des premières parties de la demi-finale

Grischuk - Kramnik : Gambit Dame refusé 5.Ff4 ½-½ (16)
Les joueurs ont quitté les bases de données avec le 9...cxd4 de Kramnik suivi de 10...dxc4, qui infligeait un pion isolé à son adversaire. Même si Grischuk sait parfaitement manier ce type de «faiblesses», n'oublions pas qu'il a joué longtemps la défense Tarrasch du gambit dame, il sait aussi qu'il est inutile de la conserver s'il est possible de s'en débarrasser. C'est ce qui fut fait par 15.d5 et Kramnik accepta la nulle après 16.dxe6. Une petite partie.

Au lieu de 16.dxe6, Sergey Shipov a proposé 16.De2! comme très fort. 16...Fc5 (si 16...Rac8 17.Fb1! est fort.) 17.Fe5! exd5 18.Fb1! Tfe8 19.Cxd5 Cxd5? (Plus tenace est 19...Da5) 20.Txd5 Dc6 21.Txd7! Dxd7 22.Dh5+-
 
Et n'est pas tendre avec Grischuk. « Il a bien joué d'un point de vue du jeu, mais il a été incapable de démontrer un esprit de lutteur. Dans une position prometteuse, où il avait la possibilité de développer une initiative, il a préféré s'éloigner de la tension de la partie et partir se reposer. Je n'ai pas peur d'être mauvais prophète, mais ce n'est pas de cette manière que l'on devient un champion. » Source www.chessintranslation.com

Extrait de la conférence de presse Grischuk-Kramnik
Au sujet de la courte partie nulle, Kramnik a déclaré: « Il s'agit en fait du problème des échecs modernes. Les programmes informatiques sont de plus en plus forts et ont neutralisé un grand nombre d'ouvertures qui étaient considérées comme riches et variées et jouées depuis des années. C'est bien triste du point de vue du jeu, je ne peux pas dire que j'aime ça, mais nous sommes des professionnels et nous devons y faire face. C'est un sport. Vous devez essayer de gagner. »
 
La veille, Kramnik et son secondant ont discuté de ce problème et ont avancé quelques idées: 
« Supprimer la prise en passant par exemple. Un détail mineur, en principe. Ca ne changerait pas grand-chose, mais beaucoup de positions théoriques serait altérées. J'ai aussi eu l'idée d'interdire le roque avant le dixième coup. C'est un exemple. Ca ne changerait pas le jeu du tout, mais ça éviterait toute la théorie. »
 
« Tout le monde est venu ici avant tout pour gagner. Alors bien sûr, tout le monde joue ses ouvertures les mieux préparées. Vous ne pouvez pas nous blâmer pour ça, mais bien sûr, ça crée de gros problèmes aux Blancs. Il n'est pas surprenant que les Blancs n'aient pas gagné une seule partie longue dans ce tournoi. C'est difficile de gagner. »
 
« Je veux jouer aux échecs. C'est ce qui m'intéresse et non la préparation. Même si, en général, je suis bon dans cet excercice. Je me prépare parce que c'est nécessaire, non pas parce que j'aime ça. Je serais très heureux de travailler moins, dormir un peu, lire un livre, me promener et jouer aux échecs. C'était génial la façon de jouer il y a un siècle, mais les gens ne me laissent pas le faire. »(sourire)


Kamsky - Gelfand : Sicilienne Najdorf 6.Fe3 ½-½ (36)
Après la magnifique Sicilienne gagnée contre Mamedyariov, Gelfand ne s'est pas fait prier pour remettre le couvert. Au 15e coup Kamsky dut faire un choix important: prendre par 15.Cxe5, le coup qui avait la faveur des commentateurs, mais pas celles des statistiques, ou jouer 15.Ce1, voire 15.Fe3 pour répéter les coups. Après 20 minutes la décision fut 15.Cxe5. La suite forcée amena les joueurs jusqu'à 19.Cd4. La partie s'échappa enfin des sentiers connus par 21.f3, et après l'échange des Dames une finale classique de la Sicilienne (faiblesse du pion d6 vs. contrôle de la colonne 'ç') surgit avec une approximative égalité. 26...T3c5 plongea Kamsky dans une telle réflexion qu'après 27.T5a4 les pendules affichaient 0 h 17 et 1 h 23 ! Kamsky fit cependant quelques tentatives, mais la nulle fut signée au 36e coup. 

Grischuk - Kramnik : Gambit Dame refusé 5.Ff4 ½-½ (16)


Les demi-finalistes
 
Vladimir Borissovitch Kramnik
Né à Touapsé le 25 juin 1975, Russe, champion du monde de 2000 à 2007. 
A l'âge de 11 ans il reçoit le titre de candidat maître et intègre l'école d'échecs de Mikhaïl Botvinnik. Sa progression est fulgurante et à 16 ans il obtient le titre de grand maître international sans même avoir été maître international. 
En 1993, Kramnik se qualifia pour les matchs des candidats des championnats du monde FIDE et PCA. En 1994, il fut éliminé par Gata Kamsky du cycle du championnat du monde PCA et par Guelfand du cycle du championnat du monde FIDE. 
En 1997, Kramnik refusa de disputer le championnat du monde FIDE qui avait lieu à Groningue. Il estima que le privilège accordé au champion du monde FIDE Anatoli Karpov de rencontrer le vainqueur du tournoi, immédiatement après la finale, sans que son challenger n'ait pu se reposer et se préparer, était inacceptable. Karpov battit Viswanathan Anand qui avait été épuisé.
Vladimir Kramnik RUS (2785)
En 1999, le privilège accordé au champion du monde, Karpov, fut abandonné et Kramnik participa au championnat du monde FIDE de Las Vegas. Il fut éliminé en quart de finale par Michael Adams. En 1998, Kramnik perd un match des candidats contre Alekseï Chirov, mais les négociations entre Kasparov et Chirov pour organiser un match de championnat du monde échouent en 1999. Faute de sponsor, le match Kasparov-Chirov n'a jamais eu lieu. En l'an 2000, Garry Kasparov, alors champion du monde depuis quinze ans, choisit Vladimir Kramnik pour l'affronter. La légitimité de ce match est contestée car Kasparov a désigné alors arbitrairement comme challenger son dauphin au classement mondial, Vladimir Kramnik.
 
Enfin, du 8 octobre au 4 novembre 2000, Kramnik joue un match de 16 parties contre Garry Kasparov à Londres pour le championnat du monde « classique » d'échecs. Contre toute attente, Kramnik réussit facilement à neutraliser le jeu tactique et dynamique de Kasparov en adoptant la défense berlinoise face à l'ouverture espagnole de Kasparov et en échangeant rapidement les dames dans de nombreuses parties, il parvient à neutraliser son adversaire dans des positions calmes et positionnelles qu'il affectionne. Enfin, dans les parties où il possède les pièces blanches, Kramnik impose un jeu difficile qui lui permet de marquer deux précieuses victoires. Il remporte ainsi le match sur le score de 8,5 à 6,5 sans perdre une seule partie.
 
En 2004, Kramnik remet son titre en jeu contre Péter Lékó, qui s'est qualifié en gagnant le tournoi des candidats de Dortmund en 2002. Le championnat du monde est un match en 14 parties qui se déroule l'automne 2004 à Brissago en Suisse. Avec un score de sept points à sept Kramnik conserve son titre de justesse. 
Topalov qui avait remporté le championnat du monde la Fédération internationale des échecs en 2005 et Kramnik s'affrontent en douze parties, du 23 septembre au 13 octobre 2006, dans la capitale kalmouke, Elista, pour le titre de champion du monde « réunifié » (champion du monde « classique » contre le champion du monde FIDE).
La rencontre est tendue et marquée par plusieurs manœuvres contestées du camp Topalov accusant, sans preuve, Kramnik de tricherie. À la fin des douze parties, le score est de 6-6. Les parties de départage semi-rapides tournent à l'avantage de Kramnik qui gagne le match de réunification le 13 octobre et devient champion du monde FIDE.
Grâce à sa victoire sur Topalov en 2006, Vladimir Kramnik est qualifié pour le Championnat du monde d'échecs 2007 à Mexico, qui consiste en un tournoi fermé double rondes avec 8 joueurs. Grâce à une bonne fin de tournoi (3,5/5) il prend la deuxième place, parvenant à rattraper Boris Gelfand mais pas Anand. Kramnik perd ainsi son titre de champion du monde7.
 
En octobre 2008, Kramnik affronte en match de 12 parties le tenant du titre, Viswanathan Anand, pour le titre mondial à Bonn en Allemagne. Il est rapidement mené trois victoires à zéro après six parties mais remporte la 10e. Il est finalement défait 6½ – 4½ (+1 - 3 =7) et Anand conserve le titre. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Kramnik

Aleksandr Igorevitch Grichtchouk
Né le 31 octobre 1983 à Moscou. Champion de Russie des jeunes dans toutes les catégories d'âge, il ne parvint pourtant jamais à devenir champion du monde junior.

Il obtint ses premiers succès internationaux en 2000 lors du Young Masters de Lausanne, puis au tournoi de Tórshavn (îles Féroé). Cette même année, il remporta avec l'équipe russe l'Olympiade d'échecs à Istanbul et obtient la médaille de bronze en tant que 3e meilleur seconde réserve du tournoi (les équipes de l'Olympiade étant constituées de 4 joueurs titulaires et 2 joueurs réservistes). Il fut encore membre de l'équipe russe victorieuse à l'Olympiade d'échecs de 2002 et participa aux relatives contre-performances de 2004, 2006 et 2008 (où la Russie se classa 2e derrière l'Ukraine puis 6e et 5e).

Alexander Grischuk RUS (2747)
Lors de l'olympiade de 2010, Grichtchouk est au 2e échiquier de l'équipe russe qui termine en seconde position.
Après avoir éliminé successivement Vladimir Malakhov et Sergueï Roublevski, il se qualifie pour le Championnat du monde 2007, mais y termine à la 8e et dernière place, avec 5,5/14.
 
Il a un style de jeu dynamique et agressif, le rendant également très fort dans les parties rapides. Il remporte ainsi en 2006 le 2e Championnat du monde de blitz. Grichtchouk est ex aequo avec Peter Svidler mais remporte leur partie de départage.
Il remporte son plus grand succès en 2009 avec le Tournoi de Linares, sur le score de 8/14, au départage (plus grand nombre de victoires) devant Vassili Ivantchouk.
Il remporte fin décembre 2009 le 62e championnat masculin de Russie à Moscou invaincu avec 6,5/9. Il est marié à la grand maître ukrainienne Natalia Zhukova. 
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aleksandr_Grichtchouk

Boris Abramovitch Gelfand
Né le 24 juin 1968 à Minsk en Biélorussie (URSS). Gelfand vit aujourd’hui en Israël où il émigra en 1998 et possède la nationalité israélienne.
 
En 1987 et 1988, il remporte le championnat d'Europe d'échecs junior.
En 1988, il finit deuxième du championnat du monde d'échecs junior, à égalité de points avec le vainqueur, Joël Lautier. L’année suivante, il obtient son titre de GMI.
En 1989, il gagne le tournoi interzonal de Manille avec Vasily Ivanchuk et se qualifie ainsi pour le tournoi des candidats. En 1991, il perd en quarts de finale du tournoi des candidats contre le futur vainqueur, l’Anglais Nigel Short sur le score de 3-5 (+2-4=2).
En 1993, Gelfand gagne l’interzonal à Bienne et se qualifie à nouveau pour le tournoi des candidats. Il bat Michael Adams en quarts de finale 5-3 (+3-1=4) à Wijk aan Zee en 1994, puis le futur champion du monde Vladimir Kramnik en demi-finales 4,5-3,5 (+2-1=5). C’est Anatoli Karpov qui arrête Gelfand en finale sur le score de 6-3 (+1-4=4).
Boris Gelfand ISR (2733)
 
En 1997, Gelfand perd en demi-finale contre Viswanathan Anand. En 1999, il perd contre le futur gagnant du tournoi Alexander Khalifman. En 2000, il perd contre le finaliste Alexeï Chirov. En 2001, contre Peter Svidler. En 2004, il n’est pas invité, le tournoi ayant lieu en Libye ; les joueurs israéliens ne sont pas autorisés à entrer dans le pays.
 
Ses principales victoires en tournoi sont : Moscou 1992, Dos Hermanas 1994, Belgrade 1995, Vienne 1996, Polanica Zdrój 1998 et 2000, Cannes 2002, ainsi que les Bermudes en 2005. Gelfand a gagné au Cap d’Agde en 2002 le championnat du monde parties rapides.
Aux Olympiades d’échecs, il joue pour l’URSS en 1990, puis pour la Biélorussie en 1994 et 1996 et pour Israël à partir de 2000.
Gelfand obtient son meilleur classement sur la liste de la FIDE en juin 1991, où il est n° 3 mondial.
 
Il se qualifie en juin 2007 pour le championnat du monde qui se tient à Mexico en battant Rustam Qosimjonov puis Gata Kamsky. Il finit à la 2-3e place de ce championnat (+3 -1 =10) derrière Viswanathan Anand et ex æquo avec Vladimir Kramnik, le champion du monde sortant.
En 2009, il remporte la finale de la coupe du monde face à Ruslan Ponomariov et se qualifie ainsi pour le tournoi des candidats, 20 ans après sa première qualification.

Gata Roustemovitch Kamsky
Né le 2 juin 1974 à Novokouznetsk en Sibérie. Soviétique puis américain, il était 4e joueur mondial à son sommet en 1995. 
 
Il gagne le championnat d'URSS des moins de vingt ans deux fois avant ses quinze ans. En 1989, il émigre aux États-Unis avec son père Röstäm. Son père est un ancien boxeur, décrit comme paranoïaque et violent, qui va jusqu'à menacer de mort Nigel Short au cours d'un match qui oppose le champion anglais à son fils en 1994.
 
En 1990, Kamsky devient grand maître international devenant notamment le 8e joueur mondial à 16 ans avec 2650 points Elo. En 1991, il gagne le championnat des États-Unis. Il a aussi eu de bons résultats dans les tournois les plus prestigieux, gagnant notamment le tournoi de Tilburg en 1990. Il finit second au Festival d'échecs de Bienne en 1993. Il gagne le tournoi de Las Palmas en 1994. Au début des années 1990, il était considéré comme le principal rival de Judit Polgár, vue comme la plus prometteuse des prodiges aux échecs.
En 1996, Kamsky joue un match de 20 parties contre Anatoli Karpov pour le titre de champion du monde FIDE, à Elista en Kalmoukie. Il perd sur le score de 7,5 contre 10,5 (+3-6=9).
Après cette défaite, il arrête les échecs. Il obtient un diplôme du Brooklyn College en 1999, puis étudie la médecine pendant un an, avant de s'orienter vers le droit.
Entre 1996 et fin 2004, Kamsky ne joue plus de partie officielle, à un exception, lors du championnat du monde FIDE 1999 de Las Vegas, où il est éliminé par Alexander Khalifman au départage. 
Gata Kamsky USA (2732)
 
Il ne joue plus jusqu'au 15 juin 2004, où il participe au New York Masters, à cadence rapide. Ses succès sont mitigés. Il retourne à la cadence classique lors du championnat des États-Unis 2005 où il fait un score raisonnable, sans être spectaculaire, de 5,5/9.
Lors de la coupe du monde FIDE, il se qualifie pour le prochain cycle du championnat du monde. En 8e de finale du tournoi des candidats en juin 2007, il bat le Français Étienne Bacrot.
 
Au tournoi d'échecs de Sofia 2006, où participent notamment les deux premiers joueurs mondiaux Veselin Topalov et Viswanathan Anand, il finit second du tournoi derrière Topalov, bien qu’il ait le plus faible classement Elo du tournoi. L'année suivante, en 2007, il termine 4e du même tournoi. Puis, quelques semaines plus tard, après avoir éliminé le Français Étienne Bacrot, il se fait éliminer par Boris Gelfand lors des matchs des candidats au championnat du monde.
 
Gata Kamsky parvient à la finale de la coupe du monde FIDE de Khanty-Mansiïsk en décembre 2007, en battant Magnus Carlsen. Il emporte l'épreuve en battant en finale le joueur espagnol d'origine lettonne Alexei Shirov. Cette victoire le qualifie pour rencontrer l'ancien champion du monde Veselin Topalov en février 2009 dans un « match des candidats », le vainqueur de ce match devant ensuite affronter le vainqueur du championnat du monde 2008, Viswanathan Anand pour le titre de champion du monde en 2009. Mais Gata Kamsky s'incline 4½ à 2½ face à Topalov. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gata_Kamsky

Publié le 16/05/2011 - 13:00 , Mis à jour le 26/05/2011 - 09:20