Paris 1924 Création de la FIDE (3)
Alekhine (debout à gauche) et Potemkine (à droite) auteur de la devise de la FIDE.
La FIDE compte aujourd’hui plus de 170 nations et sa devise « Gens una Sumus » est toujours d’actualité, perçue comme une seule famille malgré les désaccords et les disputes.
Izaak Towbin

La Pologne était représentée par le maître Izaak Towbin (1899-1941), originaire d’Ukraine venu s’installer à Varsovie dans les années vingt. Le livre du tournoi précise toutefois que la Fédération Polonaise n’était pas encore constituée, elle le sera le 11 avril 1926. (Four Polish Championships T. Lissowski Chess Player 2003). Towbin ne survivra pas à l’invasion nazie victime de l’holocauste.

Les joueurs de l’équipe polonaise ; Dawid Daniuszewski (1885-1944), Jan Kleczynski (1875-1939), Stanislaw Kohn (1895-1940) et Karol Piltz (1898-1939) furent également tous victimes des conséquences de la seconde guerre mondiale.



Le meilleur résultat fut obtenu par Dawid Daniuszewski qui mourra dans le ghetto de Lodz en 1944 alors que son adversaire, le professeur suisse Oskar Naegeli (1885-1959) prendra fait et cause pour les nazis. 

« Partisan des idées frontistes d’extrême-droite et affichant des penchants pour le régime nazi, Naegeli quitte sa charge à l’Université de Berne et s’installe dans le Grand Reich, en mai 1941 à Freiburg-im-Breisgau. » (Chronique de l’histoire du club d’échecs de Fribourg 1912-2012 J.P. Dorand)

Dawid Daniuszewski
Oskar Naegeli

Daniuszewski,Dawid - Naegeli,Oskar
Paris ol (Men) f-B Paris, 1924
Défense Sicilienne
[B42]

1.e4 c5 2.f3 e6 3.d4 cxd4 4.xd4 a6 5.d3 f6 6.0–0 c7 7.c4 c6 Une variante toujours d’actualité!

8.xc6 bxc6 Renforce la masse des pions centraux mais 8…dxc6 9.Cc3 e5, qui permet d’activer le fou de case blanche, a la préférence.

9.c3 e7 10.e2 d6 11.f4 e5 12.g3 g4?! Logique 12…0–0 ou 12…Tb8 

13.f3 « Faisant jouer avec gain de temps aux blancs le coup f3, que de toutes façons ils auraient tôt ou tard effectué pour donner du champ à leur fou g3. » Renaud

13...h5?! Le fou est maintenant hors-jeu.

14.c5! « Un très bon coup affaiblissant les pions noirs. » Renaud

14...a5 15.cxd6 xd6 16.a3 c5? Erreur positionnelle grave qui entrave le fou et cède d5.

17.fb1 0–0 18.c4 h6?! « Un de ces coups sans signification comme il s’en produit toujours lorsqu’il n’y a pas de bon coups à jouer; écrirait ici le savant Tarrasch. » Renaud

19.e1 b6 20.f2 a5 21.b5 e7 22.b4 axb4 23.axb4 c6 24.xa8 xa8 25.c1 h7?
Il y avait une menace d’échec à la découverte mais ce coup est complètement perdant, 25…Tb8!?.
1–0 (32 coups)

Daniuszewski avait écrit en marge de sa feuille de partie (rapporta G. Renaud) 26.d5 !+– xd5 27.exd5 xd5 28.c7 a2 29.e4+ g6 30.xa8 avec avantage gagnant.

Le représentant yougoslave, le juriste Jakov M. Ovadija (1878-1941) venu de Belgrade, ne participa pas au tournoi. Il publia quelques chroniques dans la revue « Kagans Neueste Schachnachrichten », un ouvrage « 100 des plus brillantes combinaisons aux échecs » et, en septembre 1924, il organisa une tournée de simultanées et autres exhibitions pour l’ex-champion du monde Emmanuel Lasker. A cette occasion, ils s’affrontèrent sur l’échiquier le 20 septembre 1924 à Belgrade. Une partie très mouvementée. (Source: Belgrade Metropolis of Chess, Belgrade 1998)

Jakov M. Ovadija contre Emmanuel Lasker

Ovadia,Jakov M. - Lasker,Emanuel
YUG sim Yugoslavia, 1924

Partie Italienne [C50]

1.e4 e5 2.f3 c6 3.c4 c5 4.d3 f6 5.0–0 0–0 6.c3 d6 7.g5 h6 8.xf6 xf6 9.d5 d8 10.c3 e7 11.b4 b6 12.h3?!
Meilleur 12.Ce3 +=

12...xd5 13.xd5 c6 14.b3 h8 15.g4 h5!? 16.h2 a5! 17.bxa5 xa5 18.f4?? xc3 19.f5 xa1 20.xa1 hxg4 21.hxg4 f6?! 22.f3 h6?? Lasker retourne le compliment!

23.g5 h7 24.g6! fxg6 25.f2? 25.Rg2 +– gagnait suivi de 26.Th1! 25...xf5! 26.exf5 Si 26.Th1 Fh3 –+ 26...xf5 27.h1 h5 28.g1 f8 29.e2 h2+ 30.e3 xf3+ 31.xf3 h3+ 32.g3 f5+ 33.e3 f4# 0–1

Terenziano Marusi debout tout à droite.

Peu d’informations sur l’Italien Terenziano Marusi (1860-1936) qui refusa la Présidence de la « Società Scacchistica Milanese » suite au décès de Luigi Padulli en 1924, trop occupé par la F.I.D.E. Il pratiquait le jeu occasionnellement car en 1922 il remporta un match contre le champion du Cercle de Varèse, Giulio Tirotti. (Source Storia degli Scacchi in Italia Chicco & Rosino Ed. Marsilio 1990)

Participèrent au tournoi olympique quelques grandes figures des échecs italiens ; Luigi Miliani (1875-1944), Max Romi (1893-1979) un habitué du Cercle du Palais Royal, Giovanni Cenni (1881-1957) et surtout le marquis Stefano Rosselli Del Turco (1877-1947), fondateur et rédacteur de « L’Italia Scacchistica » qu’il dirigea de 1911 à 1943.

Rosselli Del Turco
Erik Malmberg

Voici sa meilleure prestation à Paris contre un représentant de la Finlande avec ses commentaires.

Rosselli del Turco,Stefano - Malmberg,Erik
Paris ol (Men) prel-4, 1924
Défense Slave
[D13]

1.d4 d5 2.c4 c6 3.f3 f6 4.cxd5 cxd5 5.c3 c6 6.f4 a6 7.e3 e6 8.d3 d6 9.g3 e7 10.0–0 xg3 11.hxg3 0–0 12.e5 b4 13.b1 d7!
« L’échange des cavaliers est forcé et l’attaque des blancs est paralysée; si 14.f4 les pions e3 et g3 restaient faibles. »

14.xd7 xd7 15.g4 g6 16.f4 f5 17.a3 c6 18.g5 f7!
« Les noirs se préparent à ouvrir et occuper la colonne h. »

19.f2 h6 20.h1 h8 21.gxh6 f8 « N’était pas bon 21…Th7 à cause de 22.g4! » 22.a2
« Les blancs ne peuvent contester la possession définitive de la colonne h et préparent alors un contre-jeu sur le centre. »

22...xh6 23.f3 g7
« 23…Ce7 était plus prudent mais alors les blancs avec 24.g3 suivi de l’échange des tours prenaient possession de la colonne h. »

24.xh6 xh6

25.xd5! « Un sacrifice qui semble correct pour obtenir au moins la nulle. »

25...exd5 26.xd5+ e7 27.f7+ d6 28.f6+ c7 29.c1
« Si 29.d5 les blancs récupéraient la pièce, mais l’attaque passait du côté noir. »

29...f8 30.f7! e8?
« Voici la clé de toute la combinaison, le pion g6 devrait tomber. »
Après 30...h7 31.xg6 xf6 32.xh7 d6 6 et, malgré les pions pour la pièce, les noirs étaient clairement mieux. (Georges Bertola)

31.e5+ d8?
Si 31…Rb6!? il n’y a probablement pas mieux qu’un échec perpétuel. (Georges Bertola)

32.d6+ d7 33.e6 h4+ 34.f3 e7 35.xc6! 1–0

L’homme le plus mystérieux fut sans doute le représentant espagnol, le Comte Ignacio de Penalver (1857-1933), dont il existe peu ou pas de trace.

L’équipe espagnole par contre était emmenée par le champion en titre, Manuel Golmayo Torriente (1883-1973), qui était présenté comme l’un des favoris et se qualifia pour le tournoi des vainqueurs.

Dessin de Manuel Golmayo Torriente par Voellmy.

Golmayo de la Torriente,Manuel - Havasi,Kornel
Paris ol (Men) f-A, 1924
Partie Espagnole
[C66]

1.e4 e5 2.f3 c6 3.b5 d6 4.d4 d7 5.c3 f6 6.0–0 e7 7.b3!?
7.Te1, 7.Fg5 ou 7.Fxc6 fxc6 8.Dd3 ont la préférence.

7...exd4 8.xd4 0–0
Les simplifications amènent des chances à peu près égales après 8...xd4 9.xd4 xb5 10.xb5 d7 11.a3 a6 12.c3 f6 13.d2 0–0 Lasker-Capablanca (New York 1924)

9.xc6 bxc6 10.d3 e8 11.b2 f8 12.f4 g6?! 13.f3 g7
13...d5 14.f5!? g7 15.e5 xe5 16.e2 e7 17.fxg6 g4 18.gxh7+ h8 19.xf6

14.f5!? d5? 14...gxf5!? pour bloquer la colonne f était recommandé par le British Chess Magazine.

15.e5! xe5 16.e2 e7?
Renaud proposait le sacrifice de qualité 16...xf5!? 17.xf5 xf5 18.ae1 d7? mais c’était insuffisant après 19.xg7 xg7 20.d4+–

17.fxg6 g4? 18.gxh7+ h8

19.xf6! 1–0

La véritable sensation du tournoi olympique fut la performance des joueurs lettons. Voici l’une des parties décisives de la dernière ronde :

Tschepurnoff,Anatol Aleksievitis - Apsenieks,Fricis
Paris ol (Men) f-A, 1924
Défense Philidor
[C41]

1.e4 e5 2.f3 d6 3.d4 d7 4.dxe5 dxe5 5.c4 c6 6.0–0 e7 7.h3?!
La théorie retient 7.Cg5 Fxg5 8.Dh5 comme prometteur.

7...gf6 8.c3 0–0 9.g5 c7 10.e2 e8 11.h4!?
S’oppose à la manœuvre Cd7–f8–g6 car si 11…Cf8 12.Cg5! provoque un pion doublé.

11...h6 12.g3 c5 13.h2 f8 14.h4!?
Toujours avec l’intention de contrer le développement des pièces noires.

14...d6?! 15.ad1 e7 16.f5 xf5 17.exf5 c7 18.h4?!
Paire de fous contre un pion doublé, la position semble égale mais les blancs poursuivent tactiquement, plus logique était d’abord 18.Ce4.

18...e4+! 19.g3 8h7 20.f3 b5!
« Un coup intermédiaire pour dévier le fou de la diagonale f1–a6. »

21.b3 e3! 22.e4

22...xe4!! Initie un véritable festival sur le plan tactique.

23.xe7 xg3 24.d7 xe2+ 25.xc7 d4 26.xf7+! h8! 27.c1! ec8 28.xc8+ xc8 29.c5 xf3+ 30.g3 fg5 31.e6 e8! 32.xe3 xe6 33.fxe6 a6! 34.d1! f6 35.f3 d5! 36.d4 xe6 Les noirs émergent avec un pion de plus.

37.g1 f6 38.xf6 xf6+ 39.e2 h7 40.g4 g5 41.a4 g6 42.axb5 axb5 43.e3 h5 44.g1? Alors que le contrôle du temps était largement dépassé les blancs abandonnent le terrain sans combattre.

44...h4 45.h1 g3 46.h4 e6+ 47.d4 g4 48.h5 g2 49.h4 f3 50.h1 g3 51.f1+ g4 52.c5 g2 53.f8 g1+ 0–1

Hermanis Karlovich Mattison

Mattison doit sa notoriété surtout à ses compositions d’études dont Alain Pallier à traité ce sujet en 2011 dans le magazine EG History.

« Mattison, le vainqueur, mérite en tous points sa victoire. Grand, svelte, d'une trentaine d'années, né à Riga le 28-12-1894, on lui donnerait à peine vingt-cinq ans. Il est sorti victorieux d'une compétition formidable et peut être fier de son titre de "champion d'échecs de la huitième olympiade". Sa victoire a été unanimement applaudie. Il marque au total 9½. (sur 13) dont 4 points dans le tournoi préliminaire et 5½ dans le tournoi des vainqueurs. » La Nation Belge 23 juillet 1924

Manuscrit de Mattison « Provenant de la collection Lamare où l'on voit les écritures de Lamare et Mattison. » Document fourni par Alain Pallier.

Pourtant le suspens dura jusqu’à la fin du tournoi. Voici comment M. Renaud champion de France décrit la dernière ronde dans l'Eclaireur du Soir.

« Excitante au possible est la ronde finale du tournoi des vainqueurs. Golmayo qui n'a plus à jouer a 3 points, Colle, qui a les Blancs contre Mattison a 4 points et son adversaire 5. Tscherpunoff a 4 points et joue avec Apscheneek qui en a 4 aussi. Euwe, obligé de partir, a joué la veille avec Vajda et tous deux ont 4. Colle, Tscherpunoff, et Mattison peuvent donc encore gagner le tournoi. Il faut pour que Tscherpunoff gagne, qu'il batte son adversaire et que Colle batte Mattison. Il aura alors 5 et Colle aussi, mais comme il a battu Colle il sera premier. Pour que Colle soit vainqueur il lui faut battre Mattison. Quel que soit le résultat entre Tscherpunoff et Apscheneek il aura le meilleur des résultats des trois joueurs terminant avec 5. Pour que Mattison soit vainqueur il lui suffit de faire nulle. Or Colle obtient rapidement une partie supérieure. Mattison doit sacrifier une qualité pour avoir des contre-chances et Colle a le gain sous la main… D'autant plus que Tscherpunoff vient de perdre. Les journalistes préparent déjà leurs télégrammes pour célébrer Colle. Mais le jeune maître, pressé d'en finir joue quelques dix coups "à tempo" bien qu'il soit en avance de temps et, soudain, se trouve quasi perdu. La partie est ajournée, à la reprise à 15h. il parvient à annuler. Mattison est champion des amateurs d'échecs de la VIIIe olympiade. »

Grille du tournoi Paris 1924

Curieusement cette partie ne figure pas dans le livre du tournoi et je remercie Luc Winants « Les jardins de Caïssa » de m’avoir permis d’utiliser ce matériel. http://users.skynet.be/jardinsdecaissa/equipe/parties/colle24.htm
 

Colle,Edgar - Mattison,Hermanis
Paris ol (Men) f-A, 1924
Défense Grünfeld
[D78]

1.d4 f6 2.c4 g6 3.c3 d5 4.f3 g7 5.g3 c6 6.g2 0–0 7.0–0 e4
Colle obtint une position supérieure et bientôt une qualité.

La suite critique est 7...dxc4 la référence théorique fut longtemps une partie Colle-Grünfeld (Meran 1924) qui se poursuivit de manière instructive après 8.e4 bd7 9.e2 b6 10.d1 h6 11.e5 e6 12.d5 cxd5 13.exd5 f5 14.xc4 xc4 15.xc4 d7=

8.f4 xc3 9.bxc3 d7 10.b3 dxc4 11.xc4 b6 12.d3 e6 13.a4 c4 14.c2 d5 15.c1 c8 16.e1 c5 17.e4 f6 18.d5 b6 19.e5 a6 20.h3 a8 21.c4 c8 22.c6 c7 23.f4 b7 24.xc8 fxc8 25.ab1 xc6 26.dxc6 xc6 27.e5 e8 28.e4 xe4 29.xe4 c7 30.a5 bxa5 31.a1 e6 32.xa5 f8 33.e2 xf4 34.gxf4 e6 35.g2 d8 36.f3 d4 37.e4 d3+ 38.e3 d4 39.e4 d3+ 40.e3 d4 41.c3 h5 42.e3 h6 43.xc5 xf4 44.c8+ g7

45.d3? ½–½

« 45.c5! suivi de l'avance du pion libre gagnait sans difficulté la partie, le tournoi et... le titre de champion olympique. Le coup du texte fut l'introduction d'une série de fautes par lesquelles les Blancs perdirent, non seulement tout avantage, mais compromirent même sérieusement leur partie, qui se termina par la nullité après une vingtaine de coups. Nous croyons qu'il est préférable de ne pas publier cette finale, qui ne pourrait même pas enseigner comment on ne joue "pas" aux échecs. » L'Indépendance Belge, 24 août 1924.

La cadence était de 40 coups en deux heures puis 20 coups à l’heure après l’ajournement ce qui explique la répétition des coups mais pas le fait d’avoir complètement perdu le fil de la partie après le 45ème coup.

La FIDE compte aujourd’hui plus de 170 nations et sa devise « Gens una Sumus » est toujours d’actualité, perçue comme une seule famille malgré les désaccords et les disputes.

Alekhine et Potemkine

Photo ci-dessus : Alekhine debout tout à gauche (adversaire de la FIDE en ce qui concerne l’organisation du championnat du monde par cette dernière) et Potemkine, tout à droite auteur de la devise de la FIDE, à St Petersburg en 1914 (document fourni par Samuel Bielka).

Je tiens à remercier le Musée du Jeux de La Tour-de-Peilz pour m’avoir permis de consulter l’importante bibliothèque de feu Ken Whyld. www.museedujeu.com, le site de Dominique Thimognier http://heritageechecsfra.free.fr/, Etienne Cornil http://www.crebarchive.be/ARCHIVES/CAHIERS/TOME03.pdf, Guy Gignac du Canada, Alain Pallier et le GM Luc Winants.
 

Georges Bertola

Voir, voire revoir, les articles de Georges Bertola


Publié le 15/01/2015 - 00:20 , Mis à jour le 04/02/2015 - 12:35
Les réactions (4)
Tous nos membres ayant un abonnement en cours de validité (hors période d'essai) peuvent commenter les articles. Abonnez-vous!
defendator59 - 16/01/2015 12:35
finalement les tournois d'époques sans classement Elo avaient plus de charmes ! non ?


europeechecs - 08/01/2015 20:15
@Bamboklat : C'est difficile à évaluer, le classement Elo n'ayant été pris en compte par la Fédération internationale des échecs qu'en 1970. Cependant, à voir les classements de Max Euwe (4e), champion du monde de 1935 à 1937 et Edgard Colle (3e), tous ces joueurs étaient très bons.

Bamboklat - 08/01/2015 17:22
Bonjour , je voulais connaitre la force relative de tous ces joueurs à travers ces articles (Elo estimé actuel ou de l'époque ) si vous avez des informations , merci .